L’ANTRE DE LA FOLIE

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L’ANTRE DE LA FOLIE

(In the Mouth of Madness)

de John Carpenter (1995 )

Avec Jürgen Prochnow, Sam Neill, David Warner, Charlton Heston, Julie Carmen, John Glover, Frances Bay, Kevin Rushton, Gene Mack, Hayden Christensen.

John Trent marmonne une histoire invraisemblable et surnaturelle au fond d’une cellule d’hôpital psychiatrique. Détective travaillant pour une compagnie d’assurance, il avait été chargé par la maison d’édition Arcane de retrouver la trace du maître de l’horreur, Sutter Cane. Sa quête le mènera vers l’effroi et la folie.

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L’ANTRE DE LA FOLIE marque le retour de John Carpenter au premier plan parmi l’élite des réalisateurs du genre. Après une série de film bien que très correct dans l’ensemble, depuis THE THING il n’avait plus atteint pareil niveau. Car ce film est tout simplement un nouveau chef d’oeuvre a mettre a l’actif de Big John !

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En nous racontant l’histoire de John Trent, il nous emmène avec lui au bout d’un véritable cauchemar, tant visuel que sensoriel, maîtrisant chaque aspect de son métrage de façon magistrale. Mais ce qui frappe le plus, c’est qu’il réussi l’exploit de nous plonger dans l’univers de H.P. Lovecraft sans que son film ne soit une adaptation d’une des oeuvres de cet écrivain. Jusqu’à ce film d’autres réalisateurs (Stuart Gordon par exemple) avaient tenté le presque impossible exploit d’adapter ces oeuvres sur pellicule mais sans jamais vraiment y parvenir…. John Carpenter donne vie a ce fameux  » indiscible » tant redouté dans les romans du maître de Providence de façon crédible.

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En tirant le meilleur parti du scénario très référencé de Michael DeLuca, John Carpenter construit son film en deux parties assez distinctes reliées entre elles part son personnage principal et ses premiers contacts avec l’univers de Sutter Cane (visons horribles, cauchemars ou agression d’un « converti »).Ainsi après une première partie très classique mais brillamment mise en image, il nous délivre une seconde très Lovercraftienne dans l’esprit et dans le sentiment de terreur qui y règne.

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Collant a la progression de l’enquête, progressivement John Carpenter nous emmène vers un monde ou la réalité et ses certitudes se font de plus en plus incertaines, jusqu’à devenir une anormalité dans la ville de Hobb’s End (nom emprunté à la station de métro où échoue un extraterrestre dans « Les monstres de l’espace »). Dès l’arrivée dans la ville ou se cache Sutter Cane, le film plonge corps et âme dans un univers cauchemardesque, de la réception de l’hôtel et sa gérante quelque peu déviante a l’église maudite où des entités « innomables » attendent leur heure pour détruire l’humanité, chaque lieu et son occupant déforme la perception de la réalité pour asseoir un nouvel ordre malsain et plus qu’inquiétant.

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Un film parsemé de vison purement hallucinante et malsaine, s’achevant sur un terrible mais magnifique constat, ou la folie et la normalité se sont inversées sous le regard dément de John Trent.Les acteurs sont tous excellents avec principalement Sam Neil (en détective schizophrène sombrant dans la folie) et Jürgen Prochnow (en nouveau messie d’un ordre déviant) comme acteurs principaux.
Les effets spéciaux sont très réussis par leur finesse et leur justesse (les habitants de Hobb’s End dont des enfants pour le moins inquiétants, l’église) même si les monstres venant envahisseurs sont quelqurs peut datés, la mise en scène de Carpenter réussi a les rendre plutôt crédibles.

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Pour la petite histoire John Carpenter décrit lui-même son film (sorti en 1995) comme le chapitre final d’une « trilogie de l’apocalypse » commencé en 1982 avec The Thing et continué dans Le Prince des Ténèbres en 1987.

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Au final, une oeuvre plus profonde et plus référencée qu’il n’y parait, faisant de cette intrusion du maître du cinéma horrifique dans celui du prince des romans, une formidable réussite et jusqu’à présent la seule rendant un réel hommage a H.P. Lovecraft.Un vrai film d’horreur au sens le plus noble du terme qui assoit définitivement John Carpenter au sommet de la hiérarchie du genre.

 

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