DREAMCATCHER, l’attrape-rêves

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Dreamcatcher, l’attrape-rêves
(Dreamcatcher)
de Lawrence Kasdan (2002)

avec Morgan Freeman, Thomas Jane, Joe « Beaver » Clarenton, Jason Lee, Damian Lewis, Timothy Olyphant, Tom Sizemore, Donnie Wahlberg.

Après avoir été longuement séparés, quatre amis d’enfance se retrouvent dans les forêts du Maine, au nord-est des Etats-unis. Dotés de pouvoirs télépathiques suite à un acte héroïque, ils sont surpris par un blizzard qui cache une mystérieuse force maléfique. Le quatuor doit alors empêcher le massacre de civils innocents et affronter un horrible danger qui menace la Terre.

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Bon soyons clair tout de suite : pour moi ce film est sans aucun doute la pire adaptation d’un roman de Stephen King (et pourtant il y en a un paquet de ratées), trahissant l’œuvre originale jusqu’à en devenir risible…Ici tout est mis en place pour réussir le parfait navet, et reconnaissons qu’il y parvient haut la main !!!

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Passée une première demi-heure prometteuse, proche de l’ambiance du roman, ensuite le film s’enfonce inexorablement dans le grand n’importe quoi !De façon incompréhensible, le scénario s’éloigne du roman pourtant très réussi, pour nous offrir comme seul intérêt, une forme d’invasion extra-terrestre….anale.

Dès la fameuse scène des toilettes, plus aucune surprise n’est permise.En nous offrant les clés de son intrigue aussi rapidement le réalisateur « suicide » son film, car le seul intérêt résidait dans un éventuel élément de surprise, tant le reste est tout simplement un incroyable fiasco à tous les niveaux.

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Ici pas la moindre trace de finesse passée l’entame réussie du film.
Les acteurs en rajoutent des tonnes ou à l’inverse sont d’une discrétion frôlant l’absence d’interprétation.
Les effets spéciaux, nombreux, mais trop souvent tombent à plats, voire sont tout simplement ridicules et que dire des influences approximatives recyclées qui jamais ne parviennent à vraiment s’intégrer à ce patchwork filmique (Shining, The Thing, Alien, etc…).
De plus la réalisation de monsieur Kasdan est d’une mollesse désespérante, au point de rendre une poursuite ennuyeuse et les scènes « horrifiques » moches voir complètement gratuites avec un côté scato assez énervant à la longue.

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Pourtant cette histoire aurait pu donner un tout autre film, tant sur le fond (l’histoire d’amitié particulière est ici seulement un prétexte pour lancer le film) que sur la forme (fallait-il vraiment autant appuyer le côté scato de l’histoire en nous offrant des plans d’une laideur presque repoussante ?).
Dans ces très beaux paysages enneigés et désertiques, jamais le sentiment de solitude des personnages principaux n’apparaît à l’écran (n’est pas Carpenter le premier venu !) et encore moins le côté malsain qui vu le sujet, semblait s’imposer à la lecture de l’histoire.

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Rien de tout cela n’est présent dans ce film au scénario bancal, juste une accumulation de scènes, parfois contradictoires, et trop souvent totalement fusillées par le traitement qui nous est imposé (soit par le réalisateur, soit par les acteurs, soit par les effets spéciaux et parfois par les trois !!!) nous menant vers une fin dont le ridicule vient définitivement enterrer la moindre chance d’éprouver la moindre sympathie pour cette « œuvre ».
Avec autant de tare la durée excessive du métrage enfonce définitivement le clou de la somnolence qui s’empare de nous. Le rythme est lent et pour rallonger le tout, de nombreux dialogues inutiles et parfois totalement incohérents viennent s’ajouter, mais comme le scénario n’est pas d’une très grande clarté, rien ne nous étonne finalement.

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De plus le traitement du film est très premier degrés, très (trop ?) sérieux contrastant avec les images hallucinantes de bêtises qui défilent sous nos yeux. Si seulement le réalisateur avait eu la bonne idée de parsemer son film d’instants drôles (volontaires bien évidemment, pas ceux qui par leur nullité ne peuvent qu’amener un rire désapprobateur très présents ici) ou par un second degrès permettant de s’attirer la sympathie de l’audience.
Mais non, tout est d’un académisme presque déconcertant, jusqu’à sa musique pompeuse, alourdissant encore un peu plus la réalisation pesante de Lawrence Kasdan.

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Au final L’Attrape-Rêves s’avère être un attrape nigaud, long et totalement irrespectueux de son public mais surtout de l’excellent roman de Stephen King !
Un bon gros navet puant la suffisance, déservi par des acteurs peu impliqués, un réalisateur hors-sujet et des effets spéciaux trop souvent maladroitement utilisés…

 

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