Archives pour la catégorie HORREUR

THE MIDNIGHT MEAT TRAIN

THE MIDNIGHT MEAT TRAIN dans HORREUR midnight-meat-postsm-73c30f

 

The Midnight Meat Train

de  Ryuhei Kitamura (2008)

avec Bradley Cooper, Vinnie Jones, Brooke Shields, Leslie Bibb, Roger Bart, Tony Curran, Peter Jacobson, Dan Callahan, Barbara Eve Harris, Hawk Younkins.

Un photographe de presse est témoin d’un meurtre dans le métro de New York. Il décide de prendre en chasse le criminel, un serial killer connu sous le nom de « boucher du métro »…

01-9aaf45 dans HORREUR

Midnight Mean Train est une adaptation d’une nouvelle de Clive Barker plutôt fidèle et pour cause, il est également producteur sur le film.
En l’associant au réalisateur japonnais survolté Ryuhei Kitamura (Versus, Azumi) le risque était grand tant les univers visuel de ces deux hommes sont différents et avec très peu de ponts les reliant.
Et pourtant, le résultat est terriblement impressionnant, leur cohabitation est une formidable réussite sur tous les points.
Si au final on ne pourra pas vraiment parler de fusion totale entre Barker et Kitamura, mais plutôt d’une juxtaposition parfaite de leur cinéma, chacun apportant ses points forts au service d’un film parfaitement maîtrisé  et captivant jusqu’au bout.

02-9aaf4f

Kitamura signe ici son métrage le plus maîtrisé, nous offrant des plans complètement fous et incroyablement sanglant comme il sait si bien le faire mais sans jamais tomber ou presque dans ses travers habituels (exagération, plan confus, mouvement de caméras inutiles,etc…) car bénéficiant d’un  très bon scénario qu’il semble lui convenir parfaitement, mais totalement ancré dans le visuel habituel du réalisateur/auteur anglais.
On retrouve l’univers de Barker avec ces références et ses préférences (mondes parallèles, relation maître/apprenti,sado-masochisme,etc…) et son côté propre à constituer des ambiances malsaines et glauque où la souffrance semble érigée en maîtresse nocturne.
Sous la caméra du réalisateur japonnais, avec la vélocité qu’il imprime à son métrage, le résultat est tout simplement impressionnant.

03-9aaf72

L’histoire de ce photographe cherchant à se rapprocher au plus près de la douleur et de pouvoir saisir dans son objectif la perdition d’une société américaine est décrite de façon assez formelle au départ avant de s’enfoncer progressivement dans un véritable cauchemar éveillé.
Entre sa vie de couple, ses ambitions professionnelles et le monde nocturne qu’il parcours la nuit muni de son appareil photographique, si elles semblent bien séparées au départ, finiront par avoir une interaction entre-elles, réussissant finalement par ne former qu’un tout quand le final arrivera.
Cette progression est vraiment bien mise en place et plutôt convaincante.

04-9aaf87

Les acteurs de façon assez surprenante sont vraiment bons. Que ce soit les seconds rôles ou les personnages principaux, tous semblent avoir bénéficié d’un traitement de faveur et le casting fait sans véritables erreurs.
Mais bien évidemment, les deux protagonistes principaux remportent la mise tant ils sont présent et constituent le cœur du film. L’interaction entre eux aboutira sur une fin pour le moins surprenante.
Bradley Cooper, le photographe, s’enfoncera progressivement dans la folie et l’horreur absolue, sans en rajouter des tonnes , en trouvant le ton juste malgré ces découvertes morbides. D’un simple voyeur il deviendra acteur pour trouver son salut face au dément qu’il poursuit.
Mais indiscutablement c’est  Vinnie Jones qui remporte la palme. En incarnant un personnage monolithique, froid et dont l’impressionnante carrure  provoque la terreur à chacones de ses apparitions, il est le boucher sanguinaire.dans le sens le plus terrifiant du terme. Et pourtant dans quelques rares occasions, il laissera transparaître l’homme qui se terre ce visage de monstre. Une très belle prestation de sa part.

05-9aaf90

L’autre point fort de ce film sont ces nombreuses cènes de meurtres. Très violentes, excessivement sanglantes voir gore, elle sont parfaitement amenée et sublimée par la réalisation de Ryuhei Kitamura. Si ici ou là, on notera un effet de style un peu appuyé, un effet spécial un peu trop voyant, dans l’ensemble ces mises à mort sont impressionnantes, douloureuses et souvent originale. Le réalisateur fait preuve d’un réel talent et réussi à ne pas aller trop loin pour conserver l’impact de ces instants de violence bestiale.
De plus l’ambiance est glauque à souhait contrastant avec les décors des wagons du métro d’un gris métallique impeccable que chaque impact mortel de marteau viendra taché du sang de ses victimes. Comme le rythme et l’intensité ne faiblissent jamais dans ces moments là, le résultat est réellement marquant.

06-9aaf9b

Au final ce Midnight Meat Train est une vraie réussite, où le fond dépeint par Barker et la forme mise en image par Ryuhei Kitamura se complètent magnifiquement pour offrir probablement l’un des films d’horreur des plus convaincants de cette dernière décennie. De plus son final lui apporte une touche surprenante et assez intéressante.
Un film qui prouvera une nouvelle fois que les écrits du romancier anglais, quand ils sont confiés à un réalisateur de talent, sont faits pour être mis sur pellicule.

45.gif

ROVDYR (Manhunt) (2007)

aff.jpg

ROVDYR (Manhunt)

de Patrick Syversen (2007)
avec  Henriette Bruusgaard, Lasse Valdal,Jorn-Bjorn Fuller-Gee, Nini Bull Robsahm

1974, quatre jeunes gens sont en route pour un week-end end dans la campagne norvégienne à bord de leur van Volkswagen en écoutant des tubes 70’s à la radio. Après s’être arrêtés dans un restoroute leur laissant entrevoir l’hostilité ambiante des autochtones à l’égard des citadins, ils prennent néanmoins avec eux une auto-stoppeuse dont la nervosité envers ce que semble cacher la forêt n’augure rien de bon. Une crevaison les force à sortir du véhicule à la lisière des bois où ils se font assommer et kidnapper par des chasseurs. A leur réveil, ils comprennent vite que les cors de chasse raisonnant dans la forêt leur sont destinés et qu’ils sont devenus le gibier de la chasse qui vient de commencer.

05.jpg

Rodvyr venu de sa froide Norvège est un pur survival, glacial, dur, haletant et très violent. Bien qu’il n’offre aucune originalité au niveau de son scénario (pour résumer un habile mélange de Massacre à la Tronçonneuse, Délivrance et Wolf Creek) mais terriblement efficace et prenant.Loin des images léchées et très travaillées que peux nous offrir le cinéma américain, ici le côté réaliste colle a la pellicule, tant sur les décors magnifique de la forêt nordique froide et dangereuse, que sur le comportement de ses interprètes et des réactions face au danger et la douleur ressentie.La durée très courte du film (1h15) permet de maintenir un rythme soutenu une fois les présentations faites. Aucun temps mort dans cette nihiliste et implacable chasse à l’homme composée comme un hymne à la douleur et à la solitude. Car au milieu de cette immense forêt étrangère, les victimes se retrouvent seules face à un ennemi invisible et dont seul le son des cors rappelle la proximité. Des chasseurs sans pitié qui lors de leur interventions, pratiquent un jeu sadique et terriblement cruel. Tel un vulgaire gibier leurs proies humaines sont capturées, attachées et finalement dépecées. Ici le terme de chasse est à prendre au premier degré tant les méthodes employées et les armes utilisées sont celles des chasseurs.

02.jpg

Le scénario linéaire et ne possédant aucune originalité, est compensé par une mise en image implacable, dont la photographie est une pure merveille. Le froid et l’humidité de cette vaste forêt imprègne les protagonistes tout comme le simple spectateur plongé dans cette poursuite haletante. Le réalisateur connaît parfaitement ses classiques et les divers codes du genre. Il ne déroge à aucune règle et pousse son film dans les derniers retranchement du survival avec une violence et une cruauté rarement égalée dans ses mises à mort, comparables à celle du formidable Wolf Creek, la souffrance y est viscérale, douloureuse et la mort une véritable délivrance.Ici le calvaire subit par les victimes est un des éléments majeur de la réussite de ce film. Frontalement le réalisateur expose les supplices divers et sanglants de ces jeunes égarés au fond des bois. Les couteaux tranchent en gros plan, les impacts des balles sont impressionnants et certains objets peu utilisés font merveille dans l’art de la torture (fil barbelé comme bâillon par exemple). Rien n’est épargné aux victimes tout comme au spectateur.

01.jpg

Si la réalisation de Patrick Syversen n’offre quasiment aucune originalité, le sérieux avec lequel il filme son histoire et son soucis de coller au maximum à la réalité font merveille ici. Des plans larges pour dévoiler l’étendue de la forêt où les victimes se retrouvent seules face à l’inconnu, aux plans « caméra à l’épaule » lors des poursuites, en passant par ses très gros plans nous envoyant la violence en pleine face ainsi que la douleur et le désarrois de ces jeunes, sont des choix judicieux et parfaitement maîtrisés.

03.jpg

L’interprétation reste dans le ton du film : juste, réaliste et du coup amplifie implacablement l’effet escompté de chaque scène. Des chasseurs discrets et presque fantomatiques, dont la brutalité et la perversité s’étale tout le long du métrage aux douleurs et à l’incompréhension des victimes, tout est parfaitement joué, offrant de terribles scènes dont l’esprit du Massacre à la Tronçonneuse n’est pas loin.L’héroïne d’ailleurs fait immanquablement  penser à celle du film de Tobe Hooper. Maltraitée, blessée, chassée, assistant à la mise à mort de ceux qu’elle aime et ne trouvant son salut que dans la violence qui pourtant la répugne…

08.jpg

Ce Rodvyr (Manhunt aux Etats Unis) est un vrai survival, pur et dur, se rapprochant de ceux des années 70, allant au bout de ces idées et n’hésitant jamais à nous offrir de réels instants de folie et de souffrance. Même si ici ou là on pourra lui trouver certains défauts (son manque d’originalité, une mise à mort introduisant un piège style Saw par exemple !), il reste au final une œuvre bestiale, nihiliste et sans la moindre fioriture. Une grande claque qui fait du bien et qui devrait rapidement bénéficier d’une reconnaissance mondiale après avoir écumé de nombreux festivals.

45.gif

SPIRITS (Shutter 2008)

spirits.jpg

SPIRITS
(Shutter)
de Masayuki Ochiai (2008)

avec Joshua Jackson, Rachael Taylor, Megumi Okina, David Denman, John Hensley, Maya Hazen, James Kyson Lee, Yoshiko Miyazaki, Key Yamamoto, Daisy Betts

Alors qu’elle vient juste de l’épouser, Jane accompagne Ben à Tokyo où il doit faire des photos de mode pour un magazine. Au cours d’une excursion en voiture au Mont Fuji, les deux jeunes gens renversent une jeune fille apparue soudainement sur la route. Malgré leurs recherches, le corps reste introuvable.Bien que choqué, le couple tente de reprendre une vie normale, mais Jane ne se sent pas à l’aise dans cette ville étrangère alors que Ben y a ses habitudes. Après sa séance de travail, le jeune homme découvre une forme blanche vaguement humaine sur tous ses clichés. Pour Jane, il ne peut s’agir que du fantôme de la jeune fille de la route, revenu pour accomplir sa vengeance…

01.jpg

Si l’original thaïlandais ne m’avais guère convaincu (un peu trop pompé sur The Ring et Ju-On : The Grudge malgré quelques bonnes idées et quelques rares passages angoissants) ce remarque, très bêtement retitré chez nous Spirits, atteint des profondeurs abyssales d’inutilité (pas étonnant pour les remake depuis quelques temps) et d’ennui rarement ressenti devant ce genre d’adaptation américaine d’une œuvre asiatique d’épouvante.

03.jpg

Si Le Cercle ou The Grudge réussissaient à tirer leur épingle du jeu (la présence des réalisateurs des originaux n’y était probablement pas pour rien), ici le film ne fais que maladroitement reprendre les scènes principales de l’original (en oubliant au passage les plus terrifiantes lors du final !!!) en les dénaturant complètement par un jeu d’acteur minimaliste voir médiocre et en oubliant d’insuffler la moindre tension à ces instants d’attaque du fantôme (très rares il est vrai !).

02.jpg

Bien que par instant l’ambiance soit assez intéressante (la visite dans la maison de l’ex du héros et la découverte par exemple), cela ne sauve pas le film du désastre tant le rythme, ou plutôt l’absence de rythme, se fait cruellement ressentir.
On s’enfonce dans une sorte de langueur dont l’intérêt reste vraiment flou tant le réalisateur (pourtant asiatique) ne nous offre absolument rien pour justifier cette lenteur. Pas de mise en scène ou de mise en situation donnant un sens à ses choix (au moins les originaux Shutter, Ring ou Ju-On : TheGrudge exploitaient cette lenteur pour installer un climat particuliers voir une ambiance stressante) si ce n’est de très longues scènes nous dévoilant le quotidien du couple central de l’intrigue. De longs moments d’exposition jonché de palabres inutiles et répétitive, n’apportant rien au déroulement de l’histoire.

04.jpg

Le scénario terriblement bancal et se perdant dans les méandres jonchées de sous-intrigues inutiles et rapidement zappées, ne nous offre aucune véritable surprise (même sans avoir vu l’original, le comble !) parvenant même à nous faire deviner les rares rebondissements un quart d’heure avant les deux « héros ». De plus son final grand-guignolesque et complètement idiot ne fait que conclure une longue suite d’erreurs et de mauvaises inspirations, poussant le film aux frontières du navet tout simplement. Seule reste la dernière image (tirée de l’original) mais terriblement mal exploitée une fois de plus…

06.jpg

Les acteurs ici semblent oublier que le fait d’être confronté a un fantôme violent et vengeur devrait les inquiéter quelques peu (je n’ose même pas employer le terme « effrayer » tant il est mal approprié à l’ensemble du film !) et du coup détruisent complètement l’impact (un bien grand mot tout de même pour décrire ces moments) des scènes où le fantôme apparaît…
Le dit fantôme au passage n’est absolument pas « effrayant » et ses apparitions sont prévisibles et à la longue ennuyeuses. Malgré ses cheveux longs noir (un minimum dans le cahier des charges de ce genre de prod !) et son potentiel du à son état d’esprit (clin d’œil au fabuleux titre français du film !!!), il ne parvient (ou plutôt elle) jamais à nous inquiéter un seul instant.

07.jpg

Au final ce « Spirits/Shutter remake 2008″ est un plantage sur toute la ligne, ne réussissant jamais à justifier son statut de film d’épouvante (quoique l’épouvante surgit soudainement quand on réalise qu’il reste encore une heure de métrage à endurer !!!), ne parvenant même pas à nous intéresser à son histoire dont pourtant le postulat de départ aurait pu (du ?) nous offrir un tout autre film.
Autant voir l’original (bien que pour ma part l’originalité y faisait cruellement défaut ou presque) qui nous offrait au moins quelques belles scènes stressantes et un très efficace final…

1.gif

FRISSONS (1974)

frissonsaffiche.jpg

FRISSONS
(Parasite Murders / Shivers)
de David Cronenberg 1974

avec Paul Hampton, Joe Silver, Lynn Lowry, Barbara Steele, Allan Migicovsky, Susan Petrie, Ronald Mlodzick, Barry Baldaro, Camil Ducharme, Hanka Posnanska, Wally Martin, Vlasta Vrana, Sylvie Debois, Charles Perley, Al Rochman, Julie Wildman, Arthur Grosser

Avant de se donner la mort, l’éminent professeur Karl Emil Hobbes a étranglé, puis éventré, et finalement arrosé d’acide les viscères de sa jeune voisine Anabelle. Un confrère, le Docteur Roger St. Luc, décide d’enquêter sur l’affaire, et plus particulièrement sur les derniers résultats des recherches du professeur Hobbes. Non loin de là dans les appartements voisins, d’autres personnes commencent à souffrir de douleurs au ventre.

ndvd033redimensionnerredimensionnerredimensionner.jpg

Frissons est le premier film de David Cronenbrg. Un film imparfait mais d’une profondeur et d’une intelligence rare dans le cinéma de genre.En un seul film l’univers de ce réalisateur s’étale, se repend sous nos yeux avec force et précision.Ici le point central de l’histoire est l’homme, mais pas dans une notion spirituelle ou globale mais l’Homme simple masse de chair complexe dont la composition organique prime sur le reste.
Un univers propre au réalisateur canadien qu’il prolongera et autopsiera jusqu’à sa déshumanisation dans son remake de La Mouche. L’Homme n’est qu’un mammifère qui lutte pour sa survie, dont les plus terribles dangers se nomment maladie et mort….

ndvd011redimensionnerredimensionnerredimensionner.jpg

Dans ce film étonnant par son côté visionnaire (comment ne pas voir de rapport avec le fléau du Sida à venir) et incroyablement dérangeant, non seulement par ses images malsaines et sanglantes mais par l’idée même du film. Un virus transmissible sexuellement transforme les êtres en de frénétiques fornicateurs par un processus douloureux et révulsif.Le sexe occupe ici les devants de la scène sans pourtant le moindre acte clairement montré mais présent dans presque tous les plans surtout lors de la seconde partie du film.
Ici pas de place pour une sexualité partagée dans l’amour, le désir ou la passion, mais dans un besoin compulsif, maladif obtenu sans le consentement de son ou sa partenaire. Mais là où le film sort de tous les schémas connus est le fait que la sexualité concerne toutes les victimes et sans distinction d’age, de race ou de précepte moral (homosexualité masculine et féminine, pédophilie, orgie, etc…).

ndvd007redimensionnerredimensionnerredimensionner.jpg

Une œuvre qui sous air de film « gore » (plus dans le sens du malaise généré par les images que par des excès sanguinolents) nous renvoi l’image d’une libération sexuelle faisant des ravages dans ces années 70. Mais une sexualité qui passe par la transmission d’un parasite, végétant dans les entrailles des contaminés, prenant possession de leurs plus primitifs instincts et qui de part son aspect phallique ne laisse aucun doute sur son symbolisme. Ainsi lors d’un baiser entre deux femmes, le parasite passe de la bouche d’une contaminée à l’intérieur de sa victime saine en apparence mais qui à son tour sera prise dans cette forme de désirs incompressible de chair.

ndvd005redimensionnerredimensionnerredimensionner.jpg

Sur bien des points le film de Cronenberg nous renvoie l’image de celui de Romero (La Nuit des Morts-Vivants). Si dans ce dernier les « monstres » étaient des personnes décédées revenant à la vie, avides de se repaître de chairs humaines pour combler un désir et un besoin, pour les contaminés de Cronenberg, il s’agit de la même envie charnelle, mais non pas de se nourrir au sens propre du terme, mais de nourrir ses pulsions sexuelles. D’ailleurs dans plusieurs scènes de groupe, les victimes du parasite se déplacent de façon étrange, proche de l’imagerie courante des zombies de Romero.

ndvd015redimensionnerredimensionnerredimensionner.jpg

Mais dans Frissons les contaminés ont pleinement conscience de leur état et une fois passée la période d’incubation, sont parfaitement en harmonie avec leurs nouvelle forme de vie. Ainsi, dans plusieurs scènes ont remarque une certaine sensualité dans le regard ou le déhanchements de ces corps avides, mais une sensualité qui laissera vite place à une forme bien plus immonde lors du contact sexuel.
Ainsi même si ce que l’on pourrait appeler les prémices, voir « préliminaires » étant donné le sujet, conservent dans certaines scènes une connotation de désir et de séduction, l’acte charnel lui nous est montré comme bien moins agréable et plus douloureux. Face à ce parasite, il n’existe que deux choix au final : la contamination et l’espoir de vivre sans aucune barrière morale ou la mort dans la souffrance.

ndvd035redimensionnerredimensionner.jpg

Mais là ou Frissons surprend encore est dans son aspect froid et totalement déshumanisé. Tout le film, hormis quelques scènes explicatives, se déroulent dans un immense lieu clos : un immeuble ultra-moderne et quasi autonome se trouvant sur une ile dans la banlieue de Montréal.
Un building gris et austère, possédant des couloirs blancs et des appartements meublés très années 70 où les éléments les constituant sont impersonnel et ne dévoilant aucun souvenir concernant les occupants.

ndvd019redimensionnerredimensionnerredimensionner.jpg

Dans le film les personnages ne sont que très peu développés et ne sont parfois réduits qu’à de victimes potentielles du parasite. Il est à noté que de nombreux acteurs présents ici sont des amateurs (premier film et budget plutôt mince) d’où leurs prestations parfois limite.Les seuls moments où le film retrouve une image et une ambiance plus humaine est lors de la présence des parasites. Comme si par ces changements de lumière et d’aspect, Cronenberg nous indiquait que le concept de l’humanité tel que l’on peut la concevoir dans nos sociétés n’est qu’un leurre. La vrai humanité est celle faite uniquement de chair et sang, dans son aspect le plus primitif sans la moindre notion de spiritualité, libérée de toute oppression sociale et morale.Nous sommes tous des porteurs potentiels de parasites.

ndvd020redimensionnerredimensionnerredimensionner.jpg

Autre fait anecdotique mais curieux, Frissons semble avoir fortement inspiré un jeune scénariste, Dan O’Banon, qui quelques années plus tard racontera l’histoire d’un parasite se développant dans le corps humain, dans un lieu clos ou tout échappatoire paraît impossible : Alien !Car de trop nombreuses « coïncidences » lient ces deux films : le parasite dans le corps humain, une scène de sortie douloureuse par la poitrine, l’acide causant des plaies fumantes, l’immeuble remplacé par un vaisseau, etc….

ndvd028redimensionnerredimensionnerredimensionner.jpg

Mais Frissons est également un film très dérangeant par ses scènes très viscérales et sanglantes. Avec ses parasites rappelant inévitablement un pénis, mais gluant et sanglant, il provoque en nous un véritable rejet physique. Ces parasites se déplacent dans l’organisme, chose que l’on aperçoit longuement dans certaines scènes, mais également hors du corps de l’hôte nous dévoilant leur répugnante apparence.Cette forme d’horreur mêlée à de nombreuses allusions sexuelles très explicites (viol comme seul acte sexuel, rapports entre hommes, entre femmes mais également un homme avec une femme et sa petite fille, un vieillard avec sa jeune fille, fille mineure maîtresse de nombreux hommes murs de l’immeuble, deux jeunes sœurs jumelles tenues en laisse et aboyant comme des chiennes…) renforce un malaise profond, comme si le film devenait un parasite qui se frayait un passage dans nos cerveaux pour mieux nous atteindre une fois le film fini….malgré le fait qu’aucune scène de rapport intime ne soit montré par Cronenberg.

ndvd027redimensionnerredimensionnerredimensionner.jpg

Frissons est définitivement une œuvre à part dans le cinéma de genre (comme beaucoup des films de son réalisateur) car tant par son imagerie malsaine violente voir troublante (les contaminés semblent vivre sereins et en parfaite harmonie). Le premier film d’un véritable auteur n’hésitant pas à s’aventurer loin des sentiers battus, poussant sa réflexion jusque dans les viscères de ses victimes, ne nous épargnant rien tant sur la forme que sur le fond mais dont chaque acte est totalement justifié par son sujet : l’homme n’est qu’un animal fait seulement de chair et sang.Une forme de vie parmi tant d’autres et dont les véritables ennemis ne viennent pas d’une autre planète mais sont blottis au plus profond de chacun. Une humanité sans aucune défense face à ces « parasites » grouillant dans son corps, aussi microscopique soit-il, car en dehors de la chair, il n’existe rien d’autre…..

ndvd031redimensionnerredimensionnerredimensionner.jpg

Une oeuvre forte et très intense que chacun pourra analyser selon son propre point de vue et qui prouve par-là même que ce réalisateur canadien est l’un des plus passionnants dans le monde ultra-conservateur du cinéma nord-américain.

ndvd029redimensionnerredimensionnerredimensionner.jpg

La maladie est une forme d’amour entre deux êtres étrangers, nous dit Cronenberg et pour mieux nous en convaincre, il nous offre une cathédrale filmique vouée à cette croyance, dont Frissons est la première pierre !

51.gif

PRIMEVAL

aff1.jpg

PRIMEVAL
de Michael Katleman (2006)

avec Dominic Purcell, Brooke Langton, Orlando Jones, Jürgen Prochnow, Gideon Emery, Gabriel Malema, Linda Mpondo, Lehlohonolo Makoko, Dumisani Mbebe, Eddy Bekombo

Aux confins de la jungle africaine, un énorme crocodile mangeur d’hommes menace constamment la vie des tribus locales. En apprenant son existence, une équipe de reporters américains décide d’aller filmer cette terrifiante créature, et de la capturer vivante. Mais le producteur Tim Freeman, le cameraman Steven Johnson et leur équipe n’ont aucune idée de ce à quoi ils s’attaquent…Au cœur d’un pays ravagé par la guerre civile, le saurien s’est habitué au goût de la chair humaine, et il est devenu à présent un tueur incroyablement rusé. Traqués à la fois par les hommes et par l’animal, bien déterminés à les avoir, Tim et son équipe s’engagent dans une aventure beaucoup plus dangereuse qu’ils ne le pensaient…

01.jpg

Primeval est un film concernant un crocodile tueur et s’il n’a rien d’original, on pense parfois à Anaconda voir aux Dents de la Mer, reste néanmoins très distrayant….Bénéficiant de décors naturels vraiment sublimes, dont le réalisateur sait en tirer parti, ce film est très dépaysant. De plus le contexte socio-politique concernant les affrontements entre Tutsi et Utu est assez bien amené dans le contexte du film.Les effets spéciaux concernant le crocodile sont vraiment excellents et apportent un plus indéniable à la réussite du film.
Le film entretien son petit suspens, même si on connaît presque par coeur la trame de ce genre de films, et bien que par moment un peu trop bavard, réussi à nous intéresser jusqu’au bout.

02.jpg

Le réalisateur assez inspiré, n’hésite pas à nous montrer la violence du conflit entre tribus sans se laisser aller dans le racoleur mais en nous montrant froidement l’exécution d’une famille à la machette.
Quand le crocodile ne surgit pas pour trucider des autochtones, grace aux contexte particulier de cette guerre tribale, nous empêche de vraiment nous ennuyer. Cette guerre est au cœur du film et a une interaction très forte sur le déroulement de l’intrigue (les cadavres et disparitions de civils sont mis sur le compte des attaquent du saurien ou encore nos héros pourchassés par les rebelles pour avoir osé filmer une exécution gênante !)
Seules les scènes se déroulant entre les reporters/chasseurs américains ont quelques faiblesses et ralentissent le rythme du film, instants remplis de clichés et parfois inutiles

03.jpg

Mais quand l’immense crocodile arrive, le film devient très prenant.
Très bien fait, le rendant presque crédible, chacune de se attaques est une vraie réussite et impressionne souvent.
Des attaquent sanglantes et très violentes qui imprègnent un rythme soutenu au film. De plus le prédateur, véloce et puissant, croque, déchique et broie tout ce qui passe sous ses dents (femmes et enfants y compris !).
Dès l’entame du film, le saurien est présent mais part la description qui est faite de lui, tel une légende où un mythe local.
Pourtant, à peine cette introduction fini, il happe sa première victime……tout du moins la première qui nous est montrée.
En réalité le saurien terrifie la région depuis des années……

04.jpg

Les acteurs sont assez convainquant et malgré ces fameux moments où les dialogues sonnent creux, ils restent plutôt crédibles. On notera la présence de Jürgen Prochnow dans un rôle similaire à celui de Jon Voight dans Anaconda.

05.jpg

Au final Primeval est une bonne série B, bien foutue et plutôt intelligente avec de très bons effets spéciaux.
En attendant de découvrir Rogue de Greg McLean (Wolf Creek), ce film est à voir pour passer un bon moment assez distrayant.

35.gif

Zombie 

25.gif

EVIL ALIENS

23d2c26672ee21aa71fe5dcuo0.jpg

EVIL ALIENS

2006 Angleterre 1H33

Réalisateur(s) Jake West

Avec : Mark Holloway, Chris Adamson, Mark Richard Williams, Dan Palmer, Jennifer Evans, Chris Thomas, Sam Butler, Peter O’Connor, Norman Lovett, Jamie Honeybourne, Jodie Shaw, Scott Joseph, Glenn Collier, Emily Booth, Nick Smithers

Sortie US : 06 Septembre 2006

Budget : $1,800,000

Sypnosis :

Une équipe de journaliste tourne un reportage sur une mystérieuse grossesse provoquée par les extraterrestres… Dérangés alors qu’ils transforment le troupeau en corned-beef, les visiteurs d’outre-galaxie vont prendre la mouche et massacrer tout ce petit monde.

bscap0004sx5.jpgbscap0010ge9.jpg

Voici un bon petit film anglais comme je les aime. Un mélange d’humour, d’originalité et de gore. Bref, j’adore ; Des scènes à la braindead (la fameuse moissonneuse batteuse qui fait penser à la scène de la tondeuse) ou bad taste mais en moins réussi quand même, budget oblige.

bscap0009go7.jpgbscap0006qd1.jpg

Faut pas s’attendre à des prouesses techniques non plus avec 1 800 000 $. Il n’empêche que dans l’ensemble, c’est une belle réussite malgré quelques défauts. Ses points forts : de bons effets spéciaux en général ainsi qu’un bon jeu d’acteurs.

bscap0013di1.jpgbscap0012ev5.jpg

Ses points faibles : des images de synthèse de qualité inégale et du sang numérique pour économiser sur le film. Disponible pour l’instant en dvd zone 2 mais uniquement en anglais.

bscap0011zs3.jpgbscap0016du2.jpg

Hélas, pas de français pour comprendre certains passages où les frères de la femme enceinte enlevé par les extra-terrestres parlent dans un patois anglais, bref, incompréhensible.

bscap0015pg5.jpgbscap0014up7.jpg

Quand il sortira en français (enfin je l’espère), ça sera un achat assuré pour moi. Des petits films qui valent bien mieux que de grands films venus du pays de l’oncle « Sam » (tiens comme moi ! ).

bscap0017fj7.jpgbscap0019rk8.jpg

A voir si vous aimez les films sans prise de tête et bien délirant avec des aliens battis comme des gladiateurs. Bref, il y a de tout, du sang, du sexe, de l’humour…

44.gif

Celticxoan 

35.gif

CEMETERY GATES

cemeterygates2004posterhi2.jpg

 CEMETERY GATES

Sorti en dvd le 30 mai 2006

Etats-Unis-2004-91mn
 
Budget du film : 930 000 $

Producteur : Roy Knyrim

Scénario : Pat Coburn, Brian Patrick O’Toole, J. Victor Renaud

Avec : Reggie Bannister, Peter Stickles, Aime Wolf, Nicole DuPort, Kristin Novak, Ky Evans, John Thomas, Chris Finch, Karol Garrison, Bill Lloyd, Greg McDonald, Stephen Van Dorn, Howard Berger, Gregory Nicotero, Aristide Sumatra.

SYPNOSIS :

Deux militants écologistes font évader un diable de Tasmanie géant qui trouve refuge près d’un cimetière où des ados tournent un film de zombies.

bscap0001ml2.jpgbscap0011ei2.jpg

 Réalisé par un des créateurs de dog soldiers Roy Knyrim, ce film est malgré un petit budget, (moins de 1 000 000 de dollars) un ovni par rapport aux films d’horreurs de ces dernières années.

bscap0012aw8.jpgbscap0000gy8.jpg

 Pourquoi, tout simplement parce qu’il n’y a pas d’images de synthèse. Le monstre qui est une sorte de diable de tasmanie génétiquement modifié est en latex et franchement, ça se voit. Il n’est pas très réaliste mais on s’en fout et si vous comptez voir ce film pour vous faire trembler, laisser tomber.

bscap0002pa8.jpgbscap0004hw8.jpg

 En revanche, si vous voulez vous taper un film gore à souhait où le sang coule à flot et où la décapitation a lieu en bon et du forme, des corps mutilés par des griffes acérées et des membres humains qui volent dans les airs… Alors, vous pouvez vous laisser tenter.

bscap0003vc7.jpgbscap0010jx1.jpg

 Il n’y a qu’à lire ce qu’il y a d’écrit sur la pierre tombale en haut sur le deuxième poster « rest in pieces » au lieu de « rest in peace », ça veut tout dire.

bscap0009qa0.jpgbscap0007il8.jpg

 Bref, un peu de sexe, mais pas beaucoup, et surtout beaucoup de sang. Passons au mauvais côtés car hélas, il y en a. Tout d’abord, ça sent le film amateurisme, donc limité en effets spéciaux malgré quelques bonne scènes.

bscap0006an4.jpgbscap0014ye4.jpg

 Ensuite, la bête, à se demander s’ils l’ont fait exprès pour la faire si moche. D’ailleurs, elle lacère plus qu’elle ne dévore. Enfin, pas de version française. Le dvd est uniquement disponible en zone 1 et en anglais. Exit aussi les sous-titres dans cette édition, pas même en anglais. Et quand à savoir s’il y aura une version française, j’en doute fort mais sait on jamais.

bscap0000kv4.jpgbscap0005dl2.jpg

 Bref, à voir si vous voulez regarder un film sans se prendre la tête et que vous maitriser un peu la langue anglaise, c’est quand même mieux.

451.gif

THE COTTAGE

cottage2008boxz27hires.jpg

THE COTTAGE

Titre français : Bienvenue au cottage
Titre original : The Cottage

2007 – G.-B. – Comédie/Horreur

Réalisation : Paul Andrew Williams

Avec : Andy Serkis , Jennifer Ellison (Tracey), Doug Bradley (Le vieil homme), Reece Shearsmith (Peter), Georgia Groome (Les filles du fermier)

Sortie France: 09 Juillet 2008

Sypnosis :

Peter et David, deux frères diamétralement opposés, organisent le kidnapping de la fille du boss de David, Tracey. Mauvaise idée pour eux, puisque ladite proie se révèle être une insupportable tigresse, qui profite rapidement de la lâcheté de Peter, et de l’idiotie du troisième complice, Andrew, son beau-frère. Retranchés dans un cottage isolé, ils doivent la poursuivre lorsqu’elle finit par s’évader, et atterrissent dans une ferme voisine, qui cache un terrible secret…

pdvd005.bmppdvd003.bmp

Produit en Grande Bretagne, The cottage surfe sur la vague des films mêlant avec talent horreur et comédie.

pdvd015.bmppdvd037.bmp

Dans la lignée de Severance, pour son côté humouristique accompagné de quelques scènes bien sanglantes, The cottage est toutefois une oeuvre originale brillament orchestré par le réalisateur Paul Andrew Williams jusqu’alors inconnu dans le monde du cinéma.

pdvd029.bmppdvd025.bmp

Pour un premier long métrage, il fait preuve d’un réel savoir faire, dirigant les comédiens comme il faut en nous offrant un spectacle réjouissant.

pdvd045.bmppdvd042.bmp

Avec The cottage, il nous démontre qu’il possède un certain potentiel artistique et une inspiration des plus fertile. Gageons que ces futures productions seront aussi réussies. Sa carrière est à suivre de près.

pdvd060.bmppdvd051.bmp

Pour en revenir au film, ce dernier se décompose principalement en deux parties. La première nous conte les mésaventures d’un trio devenu kidnappeur le temps d’une journée bien maladroit malgré eux, le tout imprégné d’un humour léger mais fort bienvenue.

pdvd066.bmppdvd061.bmp

La seconde partie se veut plus axé sur l’horreur mettant en scène un paysan psychopathe au visage plus que difforme. Les protagonistes du rapt vont en faire les frais.

pdvd073.bmppdvd068.bmp

Le personnage qui joue le tueur ne parle pas mais sait manier les pelles et autres objets tranchants. Il collectionne les têtes de ses victimes et se sert du reste du corps comme garde manger.

pdvd082.bmppdvd080.bmp

Il y a un passage où il arrache la colonne vertébrale avec la tête d’un gars et la brandit en l’air à la manière d’un trophée qui m’a fait penser à Predator. Voir photo…
pdvd094.bmppdvd090.bmp

Au niveau du casting, les acteurs sont pour la plupart peu connus du grand public si ce n’est Andy Serkis qui avait prêté les traits de son visage pour le fameux Gollum de la trilogie du seigneur des anneaux.

pdvd096.bmppdvd099.bmp

The cottage sortira au cinéma le 9 Juillet 2008 mais il est déjà sorti en dvd à l’étranger avec une piste française. C’est d’ailleurs sur ce support que j’ai pu le visionner.

pdvd101.bmppdvd106.bmp

A défaut de devenir culte, il se révèle être un très bon divertissement pour les amateurs de films d’horreurs teintés d’humour.

42.gif

Celticxoan

42.gif

[REC]

affrecredimensionner.jpg

[REC]

de Jaume Balaguero et Paco Plaza (2007)

avec Manuela Velasco, Ferran Terraza, Jorge Yamam, Carlos Lasarte, Pablo Rosso, David Vert, Vicente Gil, Martha Carbonell, Carlos Vicente

Angéla est journaliste pour une télévision locale. Accompagnée de son cameraman, elle relate le quotidien de ceux qui travaillent la nuit.
Ce soir, elle est dans une caserne de pompiers. La nuit est calme, aucune urgence. Jusqu’au coup de fil d’une vieille dame qui réclame du secours. Le tandem suit les pompiers et découvre en arrivant sur place des voisins très inquiets. D’horribles cris ont été entendus dans l’appartement de la vieille dame. Angéla perçoit la tension des habitants, son reportage devrait enfin sortir de la routine… Elle n’imagine pas à quel point !

rec5354redimensionnerredimensionner.jpg

Mettons tout de suite les choses au point : [REC] est bien le film de terreur tant attendu et oui ce film dépasse largement les meilleures productions du genre filmées « caméra style amateur ». Digne successeur de Cannibal Holocaust et surtout Le Projet Blair Witch, [REC] pousse très loin le concept de vidéo-réalité et nous offre une véritable descente aux enfers, ne nous offrant que de rares moments de répits, nous plongeant au cœur d’une nuit de terreur et nous achevant par un final incroyablement intense et parfaitement maîtrisé !

rec5redimensionnerredimensionner.jpg

Ici nous suivons donc une équipe de deux journalistes, une présentatrice et son cameramen, intervenant dans un immeuble aux côtés d’une équipe de pompier pour ce qui ressemble à un malaise d’une dame âgée dont les hurlements ont effrayé les voisins. Ce qui bien sur se révélera n’être en fait que le point de départ d’évènements bien plus graves et plus terrifiants.
Du fait des risques et afin de contenir le danger dans l’immeuble, les autorités décident de condamner les sorties du bâtiment, abandonnant presque complètement les reclus à affronter seuls les monstres hargneux et sanguinaires.
Un véritable huis-clos où chaque zone d’ombre peut-révéler la présence d’un de ces monstres ou plus simplement un simple mouvement de caméra peut se révéler fatal !

rec3redimensionnerredimensionner.jpg

Le film des deux réalisateurs ibériques (très proche de ce que fait Balaguero et principalement son A Louer !) est une réussite totale, transformant ce qui aurait pu être de gros défauts en d’énormes qualités, atteignant des sommets dans la tension et le stress permanent !

4redimensionnerredimensionner.jpg

Les évènement se déroulant dans le film nous sont dévoilés exclusivement par le biais de la caméra du journaliste et jamais par quelconque autre moyen. Ainsi notre seul champ de vision pendant toute la durée du film est celle de l’objectif de cette caméra et peu importe les circonstances ou les états d’âmes du cameramen.
Par ce procédé, les deux réalisateurs délimitent l’environnement qui nous est visible, réduisant nos possibilités de découvrir ce qu’il se passe et surtout nous rendant totalement dépendant des réactions du journaliste. Ainsi quand ce dernier est pris de panique et qu’il fuit l’image est prise de soubresauts très inconfortables et souvent l’image se trouble. Ce qui là aurait pu être un défaut se transforme en une qualité insoupçonnée : ainsi quand il s’arrête pour régler son image et que le flou disparait, tout comme lui on ne sait pas ce qui va apparaître face à lui (et donc face à nous).
Même dans les moments de panique où la caméra se coupe complètement (plus de son et image noire !), quand la caméra redémarre, sans que l’on sache si une minute ou une heure se sont écoulées, tout peut arriver et très souvent nous déstabilise car nous nous retrouvons en terrain totalement inconnu.

recstill02redimensionnerredimensionner.jpg

En supprimant nos repères de lieu, de temps et d’environnement sonore et visuel, nous sommes en permanence mis dans une position plus que inconfortable, subissant chaque attaque et craignant le moindre mouvement de la caméra, et quand celle-ci fixe ou effectue un zoom, brouillant notre évaluation sur la distance, le malaise en est encore un peu plus renforcé….

rec8redimensionnerredimensionner.jpg

L’autre point fort du film vient également de l’utilisation de l’environnement sonore. Ainsi quand l’image se trouble ou tellement agitée que l’on ne peut que très difficilement se repérer, le son reste notre seul témoin fiable des évènements qui se déroulent où tout du moins que nous imaginons se dérouler. Car si Balaguero et son acolytes ont parfaitement compris est que dans le cinéma de genre, le plus terrifiant n’est pas ce que l’on voit, mais bien ce que l’on ne voit pas mais que l’on s’imagine.
Ainsi dans la fuite, quand l’image ne nous offre aucune sécurité, la respiration haletante du cameramen, les cris dans le bâtiment (semblant se rapprocher ou s’éloigner), le bruit des pas dans l’escalier sont les seuls éléments disponibles nous permettant d’essayer de comprendre ce qui se passe réellement. Et ce procédé est d’une efficacité redoutable….

rec2redimensionnerredimensionner.jpg

D’ailleurs les éléments extérieurs agissent également sur notre perception des scènes. Quand nos protagonistes se retrouvent dans l’escalier et que des bruits se font entendre, semblant se rapprocher, que le cameramen essaye de trouver ce qu’il se cache un peu plus haut sur un palier à l’aide du zoom et que à ce moment précis la minuterie de la lumière de l’escalier vient à se terminer, l’effet est implacable. Tout n’est alors que obscurité et chaos, où les cris, les pas, les respirations se mêlent dans un capharnaüm absolument terrifiant, jusqu’à ce que la lumière revienne, mais sans sans pour autant nous garantir la certitude que le danger s’est éloigné…..

rec6redimensionnerredimensionner.jpg

La scène finale est un joyau de tension, de terreur et de folie pure !
Dans un décors terriblement morbide, les réalisateurs nous dévoilent certaines vérités sur les raisons des évènements que les personnages viennent de traverser, augmentant encore un peu plus leur peur et les plongeant dans une panique contagieuse où la chaque mouvement de la caméra nous amène sont lot d’émotion intensément effrayante, où le moindre recoin semble dissimuler une chose horrible et terriblement mortelle.
Ici seule la lampe torche de la caméra les guide à travers les pièces où le silence ambiant semble être encore plus menaçant que les cris lointains des monstres qu’ils perçoivent. Et si la lampe torche s’éteignait et qu’ils n’étaient pas seuls dans cet endroit inquiétant ? Cette simple idée décuple la tension provoquant du coup notre stresse tant, comme les protagonistes, nous sommes totalement dépendant de ce rayon de lumière artificiel….

rec1119583394493redimensionner.jpg

En nous offrant un environnement parfaitement crédible jusque dans ces moindres détails, une narration très simple mais révélant une maîtrise totale de la part des réalisateurs sur chaque plan proposé, des acteurs totalement en phase avec le sujet et réagissant de façon logique, des scènes d’attaques sanglantes et souvent très intenses, dans une ambiance glauque où l’hystérie et le stresse se partagent le devant de la scène et en nous plongeant dans une montée en puissance d’adrénaline jouissive et pourtant nous mettant en situation très inconfortable, [REC] est une réussite incroyable, qui risque de marquer les esprits et de devenir une vraie référence dans le cinéma de terreur….

4.gif

Zombie 

43.gif

GRINDHOUSE DEATH PROOF

afficheboulevarddelamortunfilmgrindhousegrindhousedeathproof20077.jpg

DEATH PROOF

Titre français : Boulevard de la mort – Un film Grindhouse
Titre original : Grindhouse : Death Proof

2007 – Etats-unis – Action/Policier/Science-fiction – 1h45

Réalisation : Quentin Tarantino

Avec : Kurt Russell (Mike, le cascadeur), Rosario Dawson (Abernathy), Vanessa Ferlito (Arlene), Jordan Ladd (Shanna), Rose McGowan (Pam)

Sortie France: 06 Juin 2007
Sortie USA: 06 Avril 2007

Sypnosis :

C’est à la tombée du jour que Jungle Julia, la DJ la plus sexy d’Austin, peut enfin se détendre avec ses meilleures copines, Shanna et Arlene. Ce TRIO INFERNAL, qui vit la nuit, attire les regards dans tous les bars et dancings du Texas. Mais l’attention dont ces trois jeunes femmes sont l’objet n’est pas forcément innocente. C’est ainsi que Mike, cascadeur au visage balafré et inquiétant, est sur leurs traces, tapi dans sa voiture indestructible.
Tandis que Julia et ses copines sirotent leurs bières, Mike fait vrombir le moteur de son bolide menacant…

bscap0002.jpgbscap00221.jpg

Projet en commun de deux amis réalisateurs, Tarantino et Rodriguez, Grindhouse est un hommage aux films que l’on pouvait voir aux USA, films considérés la plupart du temps comme mauvais de part la qualité de l’image comme le scénario et les acteurs…

bscap0016.jpgbscap00121.jpg

Si Grindhouse se divise en deux segments « Planet terror » et « Death proof », ils apportent chacun leur dose d’originalité et sont complètements différents.

bscap0010.jpgbscap00361.jpg

Planet terror met en scène des zombies, le tout dans un foutoir pas possible, des dialogues à deux balles et du gore à gogo.

bscap0035.jpgbscap0034.jpg

Death proof, quant à lui est plus réaliste et nous conte les mésaventures de plusieurs jeunes femmes confrontées à un tueur psychopathe qui se sert de ces voitures comme engins de mort.

bscap0027.jpgbscap00471.jpg

Si les avis sont pour la plupart positifs en ce qui concerne Planet terror, ils le sont moins envers Death proof. De part ses dialogues interminables, souvent décrits comme inintéressants, Death proof est considéré pour certains comme un pétard mouillé.

bscap00421.jpgbscap00391.jpg

Beaucoup moins gore que l’autre segment de Rodriguez, la seule scène bien dégeue étant celle du décapitage en bon et du forme avec la voiture pilotée par Kurt Russell. Filmée sous plusieurs angles, la scène du carnage (je pèse mes mots) entre les deux voitures est véritablement la plus grande originalité du film.

bscap00491.jpgbscap00481.jpg

Ici en l’occurence il s’agit d’une dodge charger entièrement peinte en noire avec une grosse tête de mort sur le capot, un muscle car comme on les appelle et que j’aimerais bien avoir en ma posséssion.

bscap00601.jpgbscap00591.jpg

La qualité de l’image est volontairement détériorée à certains passages comme le passage en noir et blanc pour donner l’impression de voir un film au budget limité. Malgré tout, on voit bien que ce n’est pas le cas ici mais l’idée est sympa et originale.

bscap00581.jpgbscap0056.jpg

Kurt Russel avec son style NY97, ici en bad guy est excellent. Il interprète un psychopathe qui au volant de sa voiture renforcée comme celles des cascadeurs ou pilote de stock cars perpétue des meurtres pour le moins original. Il se sert de sa voiture comme arme et n’hésite pas à se mettre en danger.

bscap00671.jpgbscap0066.jpg

La scène finale qui montre le duel entre deux voitures américaine de légende à savoir la dodge challenger contre la dodge charger est très bien filmée et offre sa dose d’adrénaline.

bscap0064.jpgbscap00621.jpg

La fin originale m’a bien fait marrer. Voir le cultissime Kurt Russell se faire harceler, maltraiter et casser la gueule par une horde de femmes avides de vengeance est tout bonnement excellent. Rien que pour le voir chialer comme un gosse et devenir la victime et non plus le prédateur en manque d’action forte.

bscap0070.jpgbscap0076.jpg

Le seul bémol, de longues scènes de dialogues souvent inutiles et devenant parfois ennuyeuses. Néanmoins de très bons plans ainsi que la poursuite finale font que l’on passe un bon moment.

bscap0074.jpgbscap00721.jpg

Rose McGowan n’a qu’un petit rôle ici, la vedette étant Kurt Russell. Les cascades sont très réussis, notamment avec la fille sur le capot. Bref là encore, du bon Tarantino mais pas le meilleur. Cependant, Death proof reste à mes yeux une réussite et à voir impérativement pour tous les amateurs du genre.

41.gif

Celticxoan 

35.gif


12


CINOP' 6 |
balade en terre du mileu |
coconutsland |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | kelhorreur
| sslstreaming
| celine fait son cinema