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THE MIDNIGHT MEAT TRAIN

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The Midnight Meat Train

de  Ryuhei Kitamura (2008)

avec Bradley Cooper, Vinnie Jones, Brooke Shields, Leslie Bibb, Roger Bart, Tony Curran, Peter Jacobson, Dan Callahan, Barbara Eve Harris, Hawk Younkins.

Un photographe de presse est témoin d’un meurtre dans le métro de New York. Il décide de prendre en chasse le criminel, un serial killer connu sous le nom de « boucher du métro »…

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Midnight Mean Train est une adaptation d’une nouvelle de Clive Barker plutôt fidèle et pour cause, il est également producteur sur le film.
En l’associant au réalisateur japonnais survolté Ryuhei Kitamura (Versus, Azumi) le risque était grand tant les univers visuel de ces deux hommes sont différents et avec très peu de ponts les reliant.
Et pourtant, le résultat est terriblement impressionnant, leur cohabitation est une formidable réussite sur tous les points.
Si au final on ne pourra pas vraiment parler de fusion totale entre Barker et Kitamura, mais plutôt d’une juxtaposition parfaite de leur cinéma, chacun apportant ses points forts au service d’un film parfaitement maîtrisé  et captivant jusqu’au bout.

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Kitamura signe ici son métrage le plus maîtrisé, nous offrant des plans complètement fous et incroyablement sanglant comme il sait si bien le faire mais sans jamais tomber ou presque dans ses travers habituels (exagération, plan confus, mouvement de caméras inutiles,etc…) car bénéficiant d’un  très bon scénario qu’il semble lui convenir parfaitement, mais totalement ancré dans le visuel habituel du réalisateur/auteur anglais.
On retrouve l’univers de Barker avec ces références et ses préférences (mondes parallèles, relation maître/apprenti,sado-masochisme,etc…) et son côté propre à constituer des ambiances malsaines et glauque où la souffrance semble érigée en maîtresse nocturne.
Sous la caméra du réalisateur japonnais, avec la vélocité qu’il imprime à son métrage, le résultat est tout simplement impressionnant.

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L’histoire de ce photographe cherchant à se rapprocher au plus près de la douleur et de pouvoir saisir dans son objectif la perdition d’une société américaine est décrite de façon assez formelle au départ avant de s’enfoncer progressivement dans un véritable cauchemar éveillé.
Entre sa vie de couple, ses ambitions professionnelles et le monde nocturne qu’il parcours la nuit muni de son appareil photographique, si elles semblent bien séparées au départ, finiront par avoir une interaction entre-elles, réussissant finalement par ne former qu’un tout quand le final arrivera.
Cette progression est vraiment bien mise en place et plutôt convaincante.

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Les acteurs de façon assez surprenante sont vraiment bons. Que ce soit les seconds rôles ou les personnages principaux, tous semblent avoir bénéficié d’un traitement de faveur et le casting fait sans véritables erreurs.
Mais bien évidemment, les deux protagonistes principaux remportent la mise tant ils sont présent et constituent le cœur du film. L’interaction entre eux aboutira sur une fin pour le moins surprenante.
Bradley Cooper, le photographe, s’enfoncera progressivement dans la folie et l’horreur absolue, sans en rajouter des tonnes , en trouvant le ton juste malgré ces découvertes morbides. D’un simple voyeur il deviendra acteur pour trouver son salut face au dément qu’il poursuit.
Mais indiscutablement c’est  Vinnie Jones qui remporte la palme. En incarnant un personnage monolithique, froid et dont l’impressionnante carrure  provoque la terreur à chacones de ses apparitions, il est le boucher sanguinaire.dans le sens le plus terrifiant du terme. Et pourtant dans quelques rares occasions, il laissera transparaître l’homme qui se terre ce visage de monstre. Une très belle prestation de sa part.

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L’autre point fort de ce film sont ces nombreuses cènes de meurtres. Très violentes, excessivement sanglantes voir gore, elle sont parfaitement amenée et sublimée par la réalisation de Ryuhei Kitamura. Si ici ou là, on notera un effet de style un peu appuyé, un effet spécial un peu trop voyant, dans l’ensemble ces mises à mort sont impressionnantes, douloureuses et souvent originale. Le réalisateur fait preuve d’un réel talent et réussi à ne pas aller trop loin pour conserver l’impact de ces instants de violence bestiale.
De plus l’ambiance est glauque à souhait contrastant avec les décors des wagons du métro d’un gris métallique impeccable que chaque impact mortel de marteau viendra taché du sang de ses victimes. Comme le rythme et l’intensité ne faiblissent jamais dans ces moments là, le résultat est réellement marquant.

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Au final ce Midnight Meat Train est une vraie réussite, où le fond dépeint par Barker et la forme mise en image par Ryuhei Kitamura se complètent magnifiquement pour offrir probablement l’un des films d’horreur des plus convaincants de cette dernière décennie. De plus son final lui apporte une touche surprenante et assez intéressante.
Un film qui prouvera une nouvelle fois que les écrits du romancier anglais, quand ils sont confiés à un réalisateur de talent, sont faits pour être mis sur pellicule.

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ROVDYR (Manhunt) (2007)

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ROVDYR (Manhunt)

de Patrick Syversen (2007)
avec  Henriette Bruusgaard, Lasse Valdal,Jorn-Bjorn Fuller-Gee, Nini Bull Robsahm

1974, quatre jeunes gens sont en route pour un week-end end dans la campagne norvégienne à bord de leur van Volkswagen en écoutant des tubes 70’s à la radio. Après s’être arrêtés dans un restoroute leur laissant entrevoir l’hostilité ambiante des autochtones à l’égard des citadins, ils prennent néanmoins avec eux une auto-stoppeuse dont la nervosité envers ce que semble cacher la forêt n’augure rien de bon. Une crevaison les force à sortir du véhicule à la lisière des bois où ils se font assommer et kidnapper par des chasseurs. A leur réveil, ils comprennent vite que les cors de chasse raisonnant dans la forêt leur sont destinés et qu’ils sont devenus le gibier de la chasse qui vient de commencer.

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Rodvyr venu de sa froide Norvège est un pur survival, glacial, dur, haletant et très violent. Bien qu’il n’offre aucune originalité au niveau de son scénario (pour résumer un habile mélange de Massacre à la Tronçonneuse, Délivrance et Wolf Creek) mais terriblement efficace et prenant.Loin des images léchées et très travaillées que peux nous offrir le cinéma américain, ici le côté réaliste colle a la pellicule, tant sur les décors magnifique de la forêt nordique froide et dangereuse, que sur le comportement de ses interprètes et des réactions face au danger et la douleur ressentie.La durée très courte du film (1h15) permet de maintenir un rythme soutenu une fois les présentations faites. Aucun temps mort dans cette nihiliste et implacable chasse à l’homme composée comme un hymne à la douleur et à la solitude. Car au milieu de cette immense forêt étrangère, les victimes se retrouvent seules face à un ennemi invisible et dont seul le son des cors rappelle la proximité. Des chasseurs sans pitié qui lors de leur interventions, pratiquent un jeu sadique et terriblement cruel. Tel un vulgaire gibier leurs proies humaines sont capturées, attachées et finalement dépecées. Ici le terme de chasse est à prendre au premier degré tant les méthodes employées et les armes utilisées sont celles des chasseurs.

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Le scénario linéaire et ne possédant aucune originalité, est compensé par une mise en image implacable, dont la photographie est une pure merveille. Le froid et l’humidité de cette vaste forêt imprègne les protagonistes tout comme le simple spectateur plongé dans cette poursuite haletante. Le réalisateur connaît parfaitement ses classiques et les divers codes du genre. Il ne déroge à aucune règle et pousse son film dans les derniers retranchement du survival avec une violence et une cruauté rarement égalée dans ses mises à mort, comparables à celle du formidable Wolf Creek, la souffrance y est viscérale, douloureuse et la mort une véritable délivrance.Ici le calvaire subit par les victimes est un des éléments majeur de la réussite de ce film. Frontalement le réalisateur expose les supplices divers et sanglants de ces jeunes égarés au fond des bois. Les couteaux tranchent en gros plan, les impacts des balles sont impressionnants et certains objets peu utilisés font merveille dans l’art de la torture (fil barbelé comme bâillon par exemple). Rien n’est épargné aux victimes tout comme au spectateur.

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Si la réalisation de Patrick Syversen n’offre quasiment aucune originalité, le sérieux avec lequel il filme son histoire et son soucis de coller au maximum à la réalité font merveille ici. Des plans larges pour dévoiler l’étendue de la forêt où les victimes se retrouvent seules face à l’inconnu, aux plans « caméra à l’épaule » lors des poursuites, en passant par ses très gros plans nous envoyant la violence en pleine face ainsi que la douleur et le désarrois de ces jeunes, sont des choix judicieux et parfaitement maîtrisés.

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L’interprétation reste dans le ton du film : juste, réaliste et du coup amplifie implacablement l’effet escompté de chaque scène. Des chasseurs discrets et presque fantomatiques, dont la brutalité et la perversité s’étale tout le long du métrage aux douleurs et à l’incompréhension des victimes, tout est parfaitement joué, offrant de terribles scènes dont l’esprit du Massacre à la Tronçonneuse n’est pas loin.L’héroïne d’ailleurs fait immanquablement  penser à celle du film de Tobe Hooper. Maltraitée, blessée, chassée, assistant à la mise à mort de ceux qu’elle aime et ne trouvant son salut que dans la violence qui pourtant la répugne…

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Ce Rodvyr (Manhunt aux Etats Unis) est un vrai survival, pur et dur, se rapprochant de ceux des années 70, allant au bout de ces idées et n’hésitant jamais à nous offrir de réels instants de folie et de souffrance. Même si ici ou là on pourra lui trouver certains défauts (son manque d’originalité, une mise à mort introduisant un piège style Saw par exemple !), il reste au final une œuvre bestiale, nihiliste et sans la moindre fioriture. Une grande claque qui fait du bien et qui devrait rapidement bénéficier d’une reconnaissance mondiale après avoir écumé de nombreux festivals.

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MORSE

MORSE

(Låt den rätte komma in / Let the Right One in)

 

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de Tomas Alfredson (2008)

avec Kåre Hedebrant, Lina Leandersson, Per Ragnar, Henrik Dahl, Karin Bergquist, Peter Carlberg

Oskar est un adolescent fragile et marginal, totalement livré à lui-même et martyrisé par les garçons de sa classe. Pour tromper son ennui, il se réfugie au fond de la cour enneigée de son immeuble, et imagine des scènes de vengeance. Quand Eli s’installe avec son père sur le même palier que lui, Oskar trouve enfin quelqu’un avec qui se lier d’amitié. Ne sortant que la nuit, et en t-shirt malgré le froid glacial, la jeune fille ne manque pas de l’intriguer… et son arrivée dans cette banlieue de Stockholm coïncide avec une série de morts sanglantes et de disparitions mystérieuses.

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Il existe des films qui par leur sujet, leur réalisation et par leur ambiance réussissent à vous toucher, vous émouvoir et vous rappelle pourquoi le cinéma est une chose primordiale dans vitre vie de cinéphile. Si le 7ème art peut vous offrir un vrai plaisir de spectateur, être un véritable divertissement mêlant divers sentiments et émotions ou une source de réflexion, ce métrage suédois est bien plus que cela, beaucoup plus. Sous son histoire de vampire, en son cœur il renferme un véritable trésor : une histoire d’amour entre deux enfants, d’une pureté et d’une simplicité qui malgré les apparences, vous apporte une véritable émotion, profonde, instantané, mélancolique et touchante.

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Bien qu’étant incontestablement un film de vampire respectant bon nombre de règles, le réalisateur réussi à créer une ambiance particulière, à mettre en place un ton pour le moins original, voir novateur, pour donner un nouveau souffle à ce genre éculé. Bien que d’autres films ai déjà emprunté la voie émotionnelle et narrative que nous délivre ce Morse (Dracula de Coppola, Ginger Snaps ou La Compagnie des Loups), ici Tomas Alfredson parvient à nous offrir une véritable ode à l’inocence et au véritable amour Qui d’autres que des enfants peuvent ressentir un amour aussi parfait, sincère et sans porter aucun jugement ? Qui d’autre peut accepter l’étranger malgré ses faiblesses, ses différences et ses doutes ?

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En plaçant son œuvre dans le regard de se « couple » d’enfant dont le parcours vers le monde de l’adolescence passera par une série d’épreuves dures et mortelles, véritable initiation le réalisateur en change considérablement la donne, la perception du spectateur et touche immanquablement à chaque scène car il nous parle tout simplement d’un sentiment universel où chacun pourra y puiser une source de réflexion, de remontée de souvenirs et probablement de regrets vivaces.

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Cet amour que chacun à possédé, partagé ou pas et qui immanquablement s’est détérioré au fil du temps, faisant de nous des adultes, avec son lot de responsabilité, nous menant à un doute constant dans notre intimité, de nous, de l’autre, même si aux regards des autres nous ne pouvons admettre ce fait. Bien avant ces doutes, les relations physiques et l’apprentissage de la jalousie, il y a avait cette pureté, ce sentiment parfais qui ne pouvait nous faire que nous sentir, plus grand, plus fort. Eli et Oskar, les deux jeunes héros, vont devenir l’incarnation parfaite d’un amour absolu…

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Ces deux enfants tellement différents en apparence sont pourtant très similaires par leur relation complexe et solitaire qu’ils ont vis à vis des réalités de la vie. Oskar, enfant unique d’un couple divorcé, est le souffre douleur des ces camarades de classe et exorcise ses souffrances et sa rage contenue en fantasmant l’assassinat de ces enfants tortionnaires à l’aide d’un couteau qu’il garde sur lui, et qui la nuit, seul dans la cours de son immeuble, rejoue la scène vécue lors de ces humiliations diurnes.

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Eli jeune fille au comportement inadapté et déviant qui ne vit que la nuit tombée et n’a aucun contact amical, ni affectueux avec le monde qui l’entoure. Seul son père entretient une forme de rapport terriblement douloureux avec elle, n’étant que l’élément nourricier, lui apportant sa pitance à domicile mais ne reçoit aucune gratitude où geste amant de la part de sa progéniture. Le destin de ses trois personnages va s’entremêler, lorsque les deux jeunes se rencontreront une nuit dans la cours enneigée de l’immeuble et au-delà de l’horreur régnant dans la froideur des nuits de Stockholm, naîtra leur amour.

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Le réalisateur nous décris un univers particulièrement sombre et glacial dont le froid et le manteau neigeux qui recouvre cette banlieue suédoise annihile toute envie, tout désir, tout espoir. Les adultes décris dans son film, ne peuvent en aucun cas servir de modèle, ni même apporter le côté protecteur, véritables repères salvateur pour tout enfant. Ils ne sont que des êtres perdus, à l’avenir incertain, au présent monotone semblant en phase avec l’univers de cette cité. Même le père d’Oskar, malgré les apparences, finira par décevoir son enfant, lui ôtant son dernier repère d’une certaine forme de normalité.

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Mais la normalité dans le film est désespérée, imbibée d’alcool et noyée dans une solitude amante où chacun survit sans réussir à trouver une émotion salvatrice. La société que nous dépeint Tomas Alfredson ne peut satisfaire l’univers intérieur de nos deux jeunes héros, dont la rencontre et la découverte de leur amour naissant sera leur seule porte de salut, vers autre chose, loin de ce système et cet environnement déprimant dirigé par les adultes.

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De l’innocence de l’enfance vers l’univers adolescent, le réalisateur réussi à nous dépeindre la lente mutation de nos deux jeunes protagonistes avec un talent fou et des images dont la fulgurance vous prend à la gorge, au coeur. Leur union basée sur l’incompréhension du monde environnant, sur leur solitude partagée pour échapper au jugement du regard des autres et leur besoin de s’affranchir de ses manques affectifs que les adultes ne peuvent leur offrir. Et le metteur en scène parvient à propulser son film vers les sommet par le traitement qu’il propose de cet amour enfantin.

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Là où certains films de genre se complaisent dans la démonstration et la surenchère, ce film s’oriente vers la pudeur et la simplicité, ne dévoilant que très peu de choses, ne montrant que rarement les meurtres où la violence physique, bien que les morts violentes et les scènes sanglantes sont bien présentes ici mais espacées et très souvent surprenantes par le soudaineté.

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Le réalisateur se concentre, se focalise sur l’amour naissant de ces deux enfants différents, véritable freaks aux yeux des autres, évitant autant que possible les longs dialogues, préférant capter les regards partagés et tellement révélateur par Eli et Oskar. D’ailleurs certains sens, le toucher, l’odorat, l’ouïe établissent la base de leur relation intime. Mais une relation pure et dans arrière pensée comme peut offrir tout amour enfantin. Les gestes affectueux emplis de tendresse et de complicité, entre crainte et découverte, sont de véritables connections entre leurs âmes affamées.

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Face aux épreuves terribles et parfois monstrueuses qu’ils vont traverser, rien ne semble pouvoir séparer ces deux amis, ces deux amoureux nocturne. Mais c’est sans compter sur certains événement inattendus, prouvant une fois encore la dureté de la réalité et les dangers qu’elle véhicule…

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Visuellement Tomas Alfredson nous offre de magnifiques plans, d’une maîtrise quasi chirurgicale, alliant très gros plans et cadres très travaillés, véritables tableaux de nature morte, réussissant à imprégner sur la pellicule ce sentiment d’isolement que chaque protagoniste véhicule tout au long de l’intrigue. De images profondément mélancolique, déchirante de véracité et dont la neige immaculé semble étouffer les bruits, les cris et les soupirs. Rythme lent et presque hypnotique, déchiré par des traits de violence dont la brutalité sonne comme un réveil, seuls instants qui redonnent un semblant de vie à la cité assoupie.

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Véritable contradiction que le réalisateur parvient à dessiner, trouvant un équilibre et une précision folle sans jamais se laisser à toute forme de facilité voir de paresse. Instant de mort ressuscitant la vie, baisers de sang au goût de pureté,sacrifices douloureux pour préserver l’amour, de la glace des décors au feux intérieurs consumant les deux jeunes héros, tout est opposé, tout contraire se complète pour établir un équilibre miraculeux où seules les émotions sont préservés pour mieux nous toucher.

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Au final ce Låt Den Rätte Komma In est un film précieux, véritable diamant à l’éclat sombre, dont la beauté dissimulé dans son écrin ne parviendra pas au regard de tous, mais pour ceux qui se laisseront doucement entraîner dans cette histoire d’amour au goût de sang et au regard pur, révélera toutes ses richesses. Un film unique, véritable descente aux confins de l’amour parfait, plongée vers ces sentiments complexes de l’enfance et de cette simplicité à accepter l’univers de l’autre.

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Pour moi tout simplement un chef d’œuvre en devenir qui trouvera son véritable public au fil du temps, lui offrant un véritable film de genre dont l’intelligence du propos et la beauté des sentiments liant ces deux enfants, lui fera traverser l’épreuve des années et le préservant de l’oubli sans la moindre difficulté…

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SPIRITS (Shutter 2008)

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SPIRITS
(Shutter)
de Masayuki Ochiai (2008)

avec Joshua Jackson, Rachael Taylor, Megumi Okina, David Denman, John Hensley, Maya Hazen, James Kyson Lee, Yoshiko Miyazaki, Key Yamamoto, Daisy Betts

Alors qu’elle vient juste de l’épouser, Jane accompagne Ben à Tokyo où il doit faire des photos de mode pour un magazine. Au cours d’une excursion en voiture au Mont Fuji, les deux jeunes gens renversent une jeune fille apparue soudainement sur la route. Malgré leurs recherches, le corps reste introuvable.Bien que choqué, le couple tente de reprendre une vie normale, mais Jane ne se sent pas à l’aise dans cette ville étrangère alors que Ben y a ses habitudes. Après sa séance de travail, le jeune homme découvre une forme blanche vaguement humaine sur tous ses clichés. Pour Jane, il ne peut s’agir que du fantôme de la jeune fille de la route, revenu pour accomplir sa vengeance…

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Si l’original thaïlandais ne m’avais guère convaincu (un peu trop pompé sur The Ring et Ju-On : The Grudge malgré quelques bonnes idées et quelques rares passages angoissants) ce remarque, très bêtement retitré chez nous Spirits, atteint des profondeurs abyssales d’inutilité (pas étonnant pour les remake depuis quelques temps) et d’ennui rarement ressenti devant ce genre d’adaptation américaine d’une œuvre asiatique d’épouvante.

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Si Le Cercle ou The Grudge réussissaient à tirer leur épingle du jeu (la présence des réalisateurs des originaux n’y était probablement pas pour rien), ici le film ne fais que maladroitement reprendre les scènes principales de l’original (en oubliant au passage les plus terrifiantes lors du final !!!) en les dénaturant complètement par un jeu d’acteur minimaliste voir médiocre et en oubliant d’insuffler la moindre tension à ces instants d’attaque du fantôme (très rares il est vrai !).

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Bien que par instant l’ambiance soit assez intéressante (la visite dans la maison de l’ex du héros et la découverte par exemple), cela ne sauve pas le film du désastre tant le rythme, ou plutôt l’absence de rythme, se fait cruellement ressentir.
On s’enfonce dans une sorte de langueur dont l’intérêt reste vraiment flou tant le réalisateur (pourtant asiatique) ne nous offre absolument rien pour justifier cette lenteur. Pas de mise en scène ou de mise en situation donnant un sens à ses choix (au moins les originaux Shutter, Ring ou Ju-On : TheGrudge exploitaient cette lenteur pour installer un climat particuliers voir une ambiance stressante) si ce n’est de très longues scènes nous dévoilant le quotidien du couple central de l’intrigue. De longs moments d’exposition jonché de palabres inutiles et répétitive, n’apportant rien au déroulement de l’histoire.

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Le scénario terriblement bancal et se perdant dans les méandres jonchées de sous-intrigues inutiles et rapidement zappées, ne nous offre aucune véritable surprise (même sans avoir vu l’original, le comble !) parvenant même à nous faire deviner les rares rebondissements un quart d’heure avant les deux « héros ». De plus son final grand-guignolesque et complètement idiot ne fait que conclure une longue suite d’erreurs et de mauvaises inspirations, poussant le film aux frontières du navet tout simplement. Seule reste la dernière image (tirée de l’original) mais terriblement mal exploitée une fois de plus…

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Les acteurs ici semblent oublier que le fait d’être confronté a un fantôme violent et vengeur devrait les inquiéter quelques peu (je n’ose même pas employer le terme « effrayer » tant il est mal approprié à l’ensemble du film !) et du coup détruisent complètement l’impact (un bien grand mot tout de même pour décrire ces moments) des scènes où le fantôme apparaît…
Le dit fantôme au passage n’est absolument pas « effrayant » et ses apparitions sont prévisibles et à la longue ennuyeuses. Malgré ses cheveux longs noir (un minimum dans le cahier des charges de ce genre de prod !) et son potentiel du à son état d’esprit (clin d’œil au fabuleux titre français du film !!!), il ne parvient (ou plutôt elle) jamais à nous inquiéter un seul instant.

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Au final ce « Spirits/Shutter remake 2008″ est un plantage sur toute la ligne, ne réussissant jamais à justifier son statut de film d’épouvante (quoique l’épouvante surgit soudainement quand on réalise qu’il reste encore une heure de métrage à endurer !!!), ne parvenant même pas à nous intéresser à son histoire dont pourtant le postulat de départ aurait pu (du ?) nous offrir un tout autre film.
Autant voir l’original (bien que pour ma part l’originalité y faisait cruellement défaut ou presque) qui nous offrait au moins quelques belles scènes stressantes et un très efficace final…

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DREAMCATCHER, l’attrape-rêves

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Dreamcatcher, l’attrape-rêves
(Dreamcatcher)
de Lawrence Kasdan (2002)

avec Morgan Freeman, Thomas Jane, Joe « Beaver » Clarenton, Jason Lee, Damian Lewis, Timothy Olyphant, Tom Sizemore, Donnie Wahlberg.

Après avoir été longuement séparés, quatre amis d’enfance se retrouvent dans les forêts du Maine, au nord-est des Etats-unis. Dotés de pouvoirs télépathiques suite à un acte héroïque, ils sont surpris par un blizzard qui cache une mystérieuse force maléfique. Le quatuor doit alors empêcher le massacre de civils innocents et affronter un horrible danger qui menace la Terre.

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Bon soyons clair tout de suite : pour moi ce film est sans aucun doute la pire adaptation d’un roman de Stephen King (et pourtant il y en a un paquet de ratées), trahissant l’œuvre originale jusqu’à en devenir risible…Ici tout est mis en place pour réussir le parfait navet, et reconnaissons qu’il y parvient haut la main !!!

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Passée une première demi-heure prometteuse, proche de l’ambiance du roman, ensuite le film s’enfonce inexorablement dans le grand n’importe quoi !De façon incompréhensible, le scénario s’éloigne du roman pourtant très réussi, pour nous offrir comme seul intérêt, une forme d’invasion extra-terrestre….anale.

Dès la fameuse scène des toilettes, plus aucune surprise n’est permise.En nous offrant les clés de son intrigue aussi rapidement le réalisateur « suicide » son film, car le seul intérêt résidait dans un éventuel élément de surprise, tant le reste est tout simplement un incroyable fiasco à tous les niveaux.

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Ici pas la moindre trace de finesse passée l’entame réussie du film.
Les acteurs en rajoutent des tonnes ou à l’inverse sont d’une discrétion frôlant l’absence d’interprétation.
Les effets spéciaux, nombreux, mais trop souvent tombent à plats, voire sont tout simplement ridicules et que dire des influences approximatives recyclées qui jamais ne parviennent à vraiment s’intégrer à ce patchwork filmique (Shining, The Thing, Alien, etc…).
De plus la réalisation de monsieur Kasdan est d’une mollesse désespérante, au point de rendre une poursuite ennuyeuse et les scènes « horrifiques » moches voir complètement gratuites avec un côté scato assez énervant à la longue.

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Pourtant cette histoire aurait pu donner un tout autre film, tant sur le fond (l’histoire d’amitié particulière est ici seulement un prétexte pour lancer le film) que sur la forme (fallait-il vraiment autant appuyer le côté scato de l’histoire en nous offrant des plans d’une laideur presque repoussante ?).
Dans ces très beaux paysages enneigés et désertiques, jamais le sentiment de solitude des personnages principaux n’apparaît à l’écran (n’est pas Carpenter le premier venu !) et encore moins le côté malsain qui vu le sujet, semblait s’imposer à la lecture de l’histoire.

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Rien de tout cela n’est présent dans ce film au scénario bancal, juste une accumulation de scènes, parfois contradictoires, et trop souvent totalement fusillées par le traitement qui nous est imposé (soit par le réalisateur, soit par les acteurs, soit par les effets spéciaux et parfois par les trois !!!) nous menant vers une fin dont le ridicule vient définitivement enterrer la moindre chance d’éprouver la moindre sympathie pour cette « œuvre ».
Avec autant de tare la durée excessive du métrage enfonce définitivement le clou de la somnolence qui s’empare de nous. Le rythme est lent et pour rallonger le tout, de nombreux dialogues inutiles et parfois totalement incohérents viennent s’ajouter, mais comme le scénario n’est pas d’une très grande clarté, rien ne nous étonne finalement.

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De plus le traitement du film est très premier degrés, très (trop ?) sérieux contrastant avec les images hallucinantes de bêtises qui défilent sous nos yeux. Si seulement le réalisateur avait eu la bonne idée de parsemer son film d’instants drôles (volontaires bien évidemment, pas ceux qui par leur nullité ne peuvent qu’amener un rire désapprobateur très présents ici) ou par un second degrès permettant de s’attirer la sympathie de l’audience.
Mais non, tout est d’un académisme presque déconcertant, jusqu’à sa musique pompeuse, alourdissant encore un peu plus la réalisation pesante de Lawrence Kasdan.

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Au final L’Attrape-Rêves s’avère être un attrape nigaud, long et totalement irrespectueux de son public mais surtout de l’excellent roman de Stephen King !
Un bon gros navet puant la suffisance, déservi par des acteurs peu impliqués, un réalisateur hors-sujet et des effets spéciaux trop souvent maladroitement utilisés…

 

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MAD MAX

 

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MAD MAX

de George Miller (1979)

avec Mel Gibson (« Mad » Max Rockatansky), Joanne Samuel (Jessie Rockatansky), Brendan Heath (Sprog Rockatansky), Hugh Keays-Byrne (Toecutter), Steve Bisley (Jim « mother » Goose « le Gorille »), Tim Burns (Johnny the Boy), Roger Ward (Fifi McAffee), Lisa Aldenhoven (infirmière), David Bracks (Mudguts) Bertrand Cadart (Clunk), David Cameron (Barry), Robina Chaffey (chanteuse du club Sugartown), Stephen Clark (Sarse), Mathew Constantine (Toddler), Jerry Day (Ziggy Reg Evans), Vincent Gil (Crawford « Nightrider » Montizano), Lulu Pinkus (copine du Nightrider).

Dans un futur proche, les grandes nations sont entrées en guerre pour le pétrole ; exaspérées par la situation de crise, les populations se sont révoltées, les nations essaient de maintenir un semblant d’ordre tandis que des bandes de délinquants sillonnent les routes.
Max Rockatansky (Mel Gibson) est un policier de la route, un « bronze » (en référence à la couleur de sa plaque de service). À bord de son Interceptor (une Ford Falcon XB sedan australienne, propulsée par un 351 Cleveland ( 5.8 litres de cylindrée )), il est chargé de faire règner la sécurité et de combattre les bandes de pirates de la route ; il fait équipe avec le motard Jim « Mother Goose » (« Mère l’Oie », incarné par Steve Bisley). Sa meilleure arme est son sang-froid, qui lui permet de faire « craquer » ses adversaires lors d’impressionnants face à face routiers.
Son chef veut faire de lui un héros, mais il est fatigué et pense a quitter la police. Il part en vacances avec sa femme et son fils, pour réfléchir et prendre la bonne décision…
Mais sur la route, il rencontre justement une bande dont il a tué un des membres, le Nightrider (l’Aigle de la Route)…

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MAD MAX fait partie de ces films qui ont marqué toute une génération.

Film âpre et violent ou la vitesse est élevée au rang de divinité, ou la vengeance implacable (seule raison d’etre de son anti-héros : Max !!!) est le seul espoir dans ce monde apocalyptique.Oui ce film est très violent, sans concession et sans la moindre parcelle d’humanité, surtout dans sa seconde moitié, mais reste néanmoins touchant car le combat perdu d’avance par Max est parfaitement compréhensible voire même justifiable dans cet univers battit sur la loi du plus fort.

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George Miller réussi un véritable exploit en réalisant ce film avec un budget dérisoire (350.000 $).
Jamais son film ne parait bénéficier d’un aussi faible budget tant son univers de fin du monde est en adéquation avec le sujet. Tout est réel, bénéficiant des fabuleux décors de l’Australie, et absolument crédible. Il a pris le parti de privilégier la qualité de la prise de vue plutôt que d’investir dans des artifices qui, au final, n’auraient pas réussi à masquer le cruel manque d’argent.
La mise en scène est une pure merveille tant elle colle avec la rugosité de ce monde barbare et la vitesse de ces bolides gonflés avalant l’asphalte de ces longues routes sans fin. La caméra colle aux véhicules, frôle la route et semble s’encastrer dans les collisions impressionnantes de ce film.

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Les acteurs totalement investis dans leurs rôles nous entraînent dans cette folie furieuse qui dans dans leur regard dès qu’ils sont au volant de leur bolide.
Seul Mel Gibson a un rôle plus consistant. De bon flic, bien que aussi brutal que ses collègues et probablement accro a l’adrénaline insufflée par son job, (comment oublier la scène de présentation de son personnage et le face a face mortel avec L’Aigle de la route ?), bon mari amant et bon père, il devient au fur et a mesure que les épreuves douloureuses s’abattent sur lui, Mad Max, justicier froid et implacable….
D’ailleurs MAD MAX est l’un des rares films ou son personnage principal auquel on s’identifie aisément, est un tueur sans pitié, plus violent et sombre que les bad guys qui sillonnent le pays.

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Bien entendu la réussite du film tient du talent de son jeune acteur mais surtout des scènes de poursuites et de ses cascades a couper le souffle qui aujourd’hui encire restent parmi les plus impressionnantes jamais filmées.

Mais ce film est aussi un véritable western mécanique que Sergio Leone n’aurait pas renier. Mais ici la cavalerie ( la police MFP, Main Force Patrol), n’arrive jamais à temps et les indiens (les hordes de motards) ne sont pas des victimes.
La lumière crue et les gros plans sur les visages burinés renforcent encore l’impression d’etre dans l’univers du western, mais façon spaghetti.
De longues étendues désertiques ou seul le reflet des insignes des policiers brillent sous un soleil de plomb. Seul le bruit des « motors » sur-gonflés des véhicules résonnent a l’horizon, annonciateur de furie et de mort, de rage et de sang.

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Pour résumer MAD MAX, trois mots viennent a l’esprit : vengeance, violence et vitesse !!!

Mad Max est aujourd’hui reconnu pour ses qualités cinématographiques d’avant-garde. Pourtant à sa sortie en 1979, le film sent le souffre. Il dérange par sa violence, sa noirceur. On va même jusqu’à lui prêter une idéologie fascisante. C’est précédé de cette exécrable réputation que le film débarque en France. Et la censure ne l’épargne pas : Mad Max est classé X. Il sort dans les circuits de distribution pornographique, amputé de ses scènes les plus dures. Il faudra finalement attendre 1983 pour que Mad Max renaisse dans des conditions normales et retrouve enfin sa dignité.

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Dans Mad Max l’humanité est exposée dans toute sa noirceur, sa barbarie, n’offrant qu’une vision pessimiste et terrifiante du futur…
Avec son héros désabusé et n’ayant pour raison de survivre que cette quête de la vengeance.
Mais point de salut dans cette quête sanglante : Max ne trouvera jamais la paix.
La violence n’a pas d’issue, elle consume tout, ne laissant derrière elle que des regrets et des souvenirs hantant a jamais notre héros dont la route s’annonce encore bien longue…

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Il est seul Max….

 

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Zombie

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LA MAISON AUX FENETRES QUI RIENT

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LA MAISON AUX FENETRES QUI RIENT
(La Casa dalle Finestre che Ridono / The House with Laughing Windows)

de Pupi Avati 1976

avec Lino Capolicchio, Francesca Marciano, Gianni Cavina, Giulio Pizzirani, Vanna Busoni, Andrea Mateuzzi, Bob Tonelli, Pietro Brambilla, Ferdinando Orlandi, Ines Ciaschetti

Stefano, un jeune artiste peintre, arrive à Palerme, une petite ville du sud de l’Italie, afin de restaurer une fresque ornant l’intérieur d’une église. Dès son arrivée, il se voit détourné de son travail par des coups de fils anonymes, le prêtre ou encore un ami qui lui raconte l’histoire horrible de Bouno Legnani, l’auteur de cette peinture murale, une représentation très réaliste des souffrances de Saint Sébastien.Lorsqu’il sera mis à la porte de son auberge pour cause d’un manque de place, Stefano se voit installé dans une étrange demeure habitée par une vieille femme paralysée et des bruits inexplicables.

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Dès le début le ton du film est donné.Un homme suspendu par ses poignets est lacéré sur tout son corps par deux tortionnaires sans nous dévoiler leur identité.Une scène intense, filmée simplement comme une peinture mais avec brio et où les cris de la victime se mêlent à une petit musique inappropriée à l’horreur et l’intensité de la scène….. En quelques minutes Pupi Avati sans aucun artifice autre que la colométrie particulière nous place dans un contexte particulier où la souffrance semble être une des composantes de la création artistique. D’ailleurs une voix off vient renforcer cet étrange sentiment de malaise et de contemplation :
 » I colori, colano delle mie vene. Sono così morbide, i miei colori, così morbide… » (Les couleurs, elles coulent de mes veines. Elles sont si douces, mes couleurs, si douces…)

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Le film de Pupi Avati ensuite dévie étrangement de ce départ marquant mais sans jamais nous ôter les sensations ressenties
En suivant l’enquête de cet homme découvrant peu à peu l’origine de ce tableau peint par Legnani, surnommé « le peintre de l’agonie » et l’histoire qui y est rattachée, il nous plonge dans le monde de ses paysans italiens, vivant presque en totale autarcie et dont les mœurs peuvent parfois sembler suspectes. Ils semblent tous connaître un secret douloureux qu’ils protègent quitte à se débarrasser des brebis galeuses ayant la langue trop pendue…

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Un vrai film atmosphérique, s’approchant parfois de certains Bava (Opération Peur) ou de Fulci (La Longue Nuit de l’Exorcisme), ou l’impression dérangeante du début ne nous quitte pas, sans pour autant que le film regorge de scènes sanglantes (même si d’autres meurtres sont bien présents mais très peu démonstratif).
Ici les images, les sons, les lieux semblent être emprunts d’un sentiment de mélancolie et de mort. L’univers macabre des meilleurs films italiens est de mise jusqu’à son final où enfin on découvre la vérité. Mais pourtant par la maîtrise et le talent du réalisateur, on ne s’ennuie jamais, tant l’enquête est amenée de façon intelligente et malgré le fait qu’elle se rattache terriblement à celles présentes dans de nombreux giallo.
Mais le climat oppressant et très prenant le distingue de bon nombre de ses confrères….

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Pupi Avati semble filmer ces scènes comme dans un rêve ou en tout cas dans un univers quelque peu différent. Les décors, la lumière et une fois encore les sons renforcent considérablement cette impression !
Il réussi à créer une tension palpable grace à un formidable jeu de lumière et d’obscurité ou l’homme partiellement éclairé affronte une pénombre menaçante d’où émane d’étranges bruits….
D’ailleurs avec la justesse et l’agencement de ces décors, le film semble composé de nombreux tableaux (souvent baroques ou des natures mortes) contrastant avec ceux du peintre Legnani (viscéraux, charnels et dérangeants).

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De plus dans l’ensemble les acteurs sont plutôt bons, en tout cas assez convaincants pour ne pas gâcher certaines révélations et scènes cruciales pour le développement de l’histoire, bien que certains dialogues ne sont pas franchement réussis.
Lino Capolicchio dans son rôle de jeune artiste réparant les œuvres abîmées par le temps menant cette enquête macabre est parfait mêlant candeur et profondeur jusqu’au final vraiment très surprenant.

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La Maison aux Fenêtres qui Rient est un film précieux et particulier, qui mérite à mes yeux de figurer aux côtés des plus belles réussites des Bava, Fulci et Argento.
Un film, dont le réalisateur, Pupi Avati, a su magnifiquement créer une atmosphère oppressante et macabre, aux confins des giallos et des films plus traditionnel de fantôme, mais non pas au niveau des codes mais dans le visuel et le ressenti que nous offre son œuvre !
Une horreur sensitive et psychologique qui ne peut laisser indifférent les amateurs de ce genre cinéma !

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KAIRO

de Kiyoshi Kurosawa 2000

Avec Haruhiko Kato, Kumiko Aso, Koyuki

Prix de la critique au Festival de Cannes 2001

Taguchi, un jeune informaticien, est retrouvé pendu dans son appartement. Sous le choc, ses collègues cherchent à en savoir plus sur ce suicide inexplicable. La victime a laissé un mystérieux message contenu dans une simple disquette. De toute évidence, celle-ci recèle un virus qui contamine ses utilisateurs et a de graves répercussions sur leur comportement.A Tokyo, l’inquiétude grandit au fur et à mesure que le virus se propage à travers les réseaux informatiques. Des petits groupes de jeunes gens tentent de résister, tandis que les disparitions se multiplient.

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Kairo est une oeuvre particulièrement austère et n’est probablement pas destinée au grand public !
Ce film d’ailleurs est bien plus une étude sur la société japonaise et principalement ces jeunes adultes de la génération internet qu’un pur film d’horreur. Pourtant il réussi a nous offrir quelques scènes réellement terrifiantes dont on ne ressort pas tout a fait indemne surtout si l’on est un fervent pratiquant du web !

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Kiyoshi Kurosawa n’est pas ce que l’on pourrait appeler un réalisateur enthousiaste….Ici il dépeint une jeunesse désabusée, apathique, perdue dans une société qui ne lui ressemble pas ou le seul refuge pour s’extraire du quotidien reste internet. Mais ce formidable outil de communication renferme ces jeunes dans un isolement qui ne fait qu’accentuer leur mal-être.C’est la le sujet principal du film, le coeur du métrage.Les protagonistes de ce film souffrent tous de la solitude et progressivement s’enfoncent dans un isolement, surtout psychologique, fatal. Ils sont dépeins comme des êtres vides, lent, au regard perdu et dont l’avenir s’annonce désenchanté. Seul deux jeunes tentent coute que coute de surmonter cet environnement austère et froid, mais se retrouvant bien seul, égaré dans un monde ou la vie semble s’éteindre lentement mais inexorablement.Les fantômes semblant se propager via le net, investissent progressivement le monde réel, offrant une alternative au désespoir ambiant : la mort ou plus précisément le suicide !

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Ces fantômes sont décris comme des êtres solitaires, lents et au comportement physique proche de celui des vivants.Une des nombreuses bonnes idées du film, les fantômes et les vivants ont les mêmes caractéristiques physiques et psychologiques. Tous sont enfermés dans une douloureuse solitude qui ne leur laisse aucun répits.La solitude et l’isolement envahissent le métrage de Kiyoshi Kurosawa comme une épidémie, une maladie insidieuse que rien ne semble pouvoir stopper. Fantômes et vivants atteins par le même virus, brisant l’idée même d’un paradis enchanteur ou le moindre espoir de lendemain radieux.Un film ou l’ambiance se fait lourde et la tension grandissante a mesure qu’approche le dénouement, ponctuée de quelques scènes de terreurs particulièrement réussie. L’une des qualités de ce film, qui pourra peut-être perçue par certains comme son principal défaut, est l’extrême lenteur que lui inflige son réalisateur. Mais comment faire ressentir le désenchantement et la détresse de ses protagonistes autrement ? Une langueur qui sied a merveille au sujet du film…

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Une atmosphère rendue étouffante lors des apparitions des fantômes, sans pour autant la présence de la moindre scène sanglante. Bien mieux qu’un simple film d’horreur Kairo est un film de terreur au scénario très riche ou de nombreuses questions très contemporaines ne trouvent pas de réelles explications….même la mort inéluctable ne peut servir d’échappatoire aux interrogations et a la douleur des vivants.Les acteurs sont pour la plus part bon même s’il est a noter un personnage peu crédible et assez mal interprétée par une actrice qui fort heureusement passera assez rapidement a trépas.Les décors et la lumière ajoutent au sentiment de malaise que procure le film.

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Tout est froid, désincarné et rarement la frontière entre fantômes et vivants aura été aussi étroite tant la lumière du film réussie a mêler ces deux univers pas si éloignés au final.Mais l’autre point fort du film est incontestablement sa bande son ! Les bruits et les divers effets augmentent la sensation de renfermement, allant parfois jusqu’à la claustrophobie et accentue considérablement les interventions des fantômes . De plus la magnifique musique composée par Takefumi Haketa est une belle réussite collant parfaitement aux images désespérées du métrage.

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Au final Kairo est une oeuvre profonde, complexe et très austère réussissant parfaitement ses deux objectifs : inquiéter viscéralement et interroger le spectateur sur le monde contemporain.Une oeuvre magistralement mise en image par un Kiyoshi Kurosawa très inspiré et très concerné par le monde ou il vit, le notre en l’occurrence.Un film réservé a un public a l’esprit ouvert a d’autres horizons que celui des films grand public privilégiant trop souvent la forme au détriment du fond.

 

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X TRO

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X TRO
de Harry Bromley Davenport 1983
avec Philip Sayer, Bernice Stegers, Danny Brainin, Maryam d’Abo, Simon Nash, Peter Mandell, Anna Win.

Après la disparition de son père, le petit Terry proclame à qui veut bien l’entendre qu’il l’a vu se faire emporter par une lumière dans le ciel.
Rachel, sa mère, et son entourage pensent que Sam a simplement abandonné sa famille sans laisser de trace.
Pourtant, trois ans plus tard, Sam réapparaît, et il n’a plus aucun souvenir de ce qui lui est arrivé durant tout ce temps. Mais Rachel a refait sa vie avec un photographe et, qui plus est, le comportement de Sam se montre par moment bien inquiétant…

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X-TRO est une petite production horrifique britannique financée par les studios New Line qui raconte l’enlèvement d’un humain par des extra-terrestres et de son retour dans sa famille mais bien loin de la vision par exemple de ceux de Spielberg (E.T. ou Rencontre du Troisième Type). Bénéficiant à peine de 1 million de dollars, d’un scénario retravaillé de nombreuses fois (certaines scènes ont même été improvisées directement sur le tournage) et d’un montage bouleversé au dernier, X-Tro avait tout pour devenir une véritable série Z…..
Mais pourtant il n’en est rien….

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Malgré quelques défauts bien présents (musique horrible et lumière assez moche), le film réussi a trouver sa voie et reste plutôt cohérent dans ses idées jusque dans son final assez troublant et inquiétant.
Pourtant il est incontestable que XTro reste une œuvre à part dans le cinéma de genre. Pour plusieurs raisons et surtout pour son univers particuliers et vraiment prenant. On retrouve une certaine tension palpable, dans une ambiance assez malsaine (ici l’enfant n’hésite pas à faire exécuter des adultes…) traversé par des images totalement étrange, surréalistes et parfois déstabilisant. Ainsi on découvre une femme prise dans un immense cocon, transformée en pondeuse, dont un clown vient recueillir les oeufs.

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Les meurtres sont pour le moins originaux et très correctement réalisés. On voit ainsi un G.I.Joe de taille humaine assassiner une vieille dame, un clown inquiétant et son yo-yo muni de lames tranchant une gorge, un homme poursuivi par un tank jouet mais tirant de véritables balles » ou encore la scène la plus marquante et assez impressionnante de ce film : le viol d’une femme par un extra-terrestre (de façon buccale) et son effroyable accouchement pour le moins particuliers….

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Les acteurs, dans l’ensemble, assurent correctement leurs rôles pour les rendre crédibles même si de temps à autre un dialogue fâcheux vient ternir cette impression. Une curiosité dans le casting, la présence de l’actrice française Maryam d’Abo, dont c’est le premier film et qui par la suite deviendra une James Bond girl….

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Le film traite en filigrane de la paternité (la descendance qu’un père veut voir perdurer), de la reconstruction d’une famille désunie par la disparition initiale du père et d’une certaine façon de la place aux yeux d’un petit garçon de l’image paternelle….mais le scénario assez tourmenté n’approfondit pas ces idées, ce qui aurait pu apporter une dimension supplémentaire a l’œuvre ! On pense parfois au cinéma de Cronenberg (Frissons et Chromosome 3) par son côté organique….

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Au final le film de Harry Bromley Davenport est un film singulier, mêlant très adroitement le science-fiction et l’horreur, nous offrant un univers étrange et malsain, et qui malgré ses quelques défauts dus à une production assez chaotique, est une belle réussite….

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Un film qui restera culte pour ceux qui ont eu la chance de le découvrir et qui mériterait une sortie dvd pour que mes plus curieux et courageux fans du genre, à leur tour, tombent sous le charme vénéneux de cette oeuvre unique……

 

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THE MACHINE GIRL

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THE MACHINE GIRL 

Titre original :  Kataude mashin gâru
Titre internationnal : The machine girl

JAPON / 96 MN / HORREUR/GORE/COMEDIE

Réalisation : Noboru Iguchi

Avec : Taro Suwa, Minase Yashiro, Asami, Kentaro Shimazu, Honoka

Sypnosis :

Ami est une lycéenne sans histoire. Très proche de son frère, celui-ci se fait tuer par le fils d’un Yakuza qui le rackettait depuis quelques temps déjà. Alors qu’elle se rend au domicile de ce dernier pour crier vengeance, Ami se retrouve prisonnière du gang et subit de multiples tortures dont l’amputation d’un bras. Parvenant à s’échapper de ses bourreaux, elle va trouver refuge chez un couple de garagistes qui eux aussi ont perdu leur fils par la faute des Yakuzas. Ensemble, ils vont créér l’arme ultime « The machine girl »…

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 The machine girl est sans conteste un film gore comme l’avait laissé penser la bande annonce. Au même titre que le cultissime « Story of ricky », il mêle sans complexe humour burlesque et effusion de sang à profusion…

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 L’introduction donne le ton, ça va gicler dans tous les sens. Le film commence d’ailleurs par la fin du film nous dévoilant une jeune fille très à l’aise dans son personnage de tueuse vengeresse.

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 La suite nous remémore son passé, celui d’une jeune fille sage comme toutes les autres filles de son âge qui par la suite d’un drame (la perte de son frère) va changer à jamais sa destinée, faisant d’elle une tueuse en quête de revanche envers un gang de Yakuzas, responsable de la mort de son frère et de son amputation.

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 En guise d’arme, elle a une une sorte de sulfateuse faite maison fabriquée par le couple de garagiste qui se sont joints à elle dans sa lutte contre le crime. Par la suite, elle aura une tronçonneuse adaptée elle aussi à son bras vengeur.

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 The machine girl n’est pas sans rappeler certains films devenus des classiques aujourd’hui qu’ils soient récents ou pas comme grindhouse et le fameux segment : Planet terror pour la mitraillette pouvant fusionner avec une partie du corps tout comme la tronçonneuse empruntée au sublissime Evil dead.

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 Il peut également subir la comparaison inévitable avec Braindead. sur ce point, si The machine girl n’est pas aussi sanglant, il le suit de près.

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 Les effets spéciaux sont de qualité inégale, nous offrant parfois des passages maitrisés, assez réalistes et efficaces dans sa mise en scène et d’autres fois trop perfectibles mais au final on s’amuse devant ce spectacle certes souvent grotesque mais au combien jouissif.

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 Le jeu des acteurs est comme pour les effets spéciaux,  si Minase Yashiro s’en sort à merveille dans son personnage, sa beauté physique s’ajoutant à cela, les petits rôles quant à eux surjouent à blocs. Est-ce là un choix délibéré du réalisateur ou mauvais casting…

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 Si l’on s’aperçoit vite que la sulfateuse ou la tronçonneuse sont en latex, le film se rattrape avec son lot d’hémoglobine versée généreusement.

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 Bien entendu, les amputations et meurtres sont exagérés, les victimes perdent des litres de sang, plus que de raison et certains n’ont pas l’air de souffrir le martyr malgré l’atrocité de la scène.

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 The machine girl est un film divertissant possédant un scénario original dans la lignée de Story of ricky qui plaira aux amateurs de genre qui ne cherchent pas à voir un film d’horreur pur et dur mais plutôt un bon gros délire « gore maison » « made in Japan ». En tout cas moi j’aime et j’en redemande…

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