Page d'archive 4

GRINDHOUSE DEATH PROOF

afficheboulevarddelamortunfilmgrindhousegrindhousedeathproof20077.jpg

DEATH PROOF

Titre français : Boulevard de la mort – Un film Grindhouse
Titre original : Grindhouse : Death Proof

2007 – Etats-unis – Action/Policier/Science-fiction – 1h45

Réalisation : Quentin Tarantino

Avec : Kurt Russell (Mike, le cascadeur), Rosario Dawson (Abernathy), Vanessa Ferlito (Arlene), Jordan Ladd (Shanna), Rose McGowan (Pam)

Sortie France: 06 Juin 2007
Sortie USA: 06 Avril 2007

Sypnosis :

C’est à la tombée du jour que Jungle Julia, la DJ la plus sexy d’Austin, peut enfin se détendre avec ses meilleures copines, Shanna et Arlene. Ce TRIO INFERNAL, qui vit la nuit, attire les regards dans tous les bars et dancings du Texas. Mais l’attention dont ces trois jeunes femmes sont l’objet n’est pas forcément innocente. C’est ainsi que Mike, cascadeur au visage balafré et inquiétant, est sur leurs traces, tapi dans sa voiture indestructible.
Tandis que Julia et ses copines sirotent leurs bières, Mike fait vrombir le moteur de son bolide menacant…

bscap0002.jpgbscap00221.jpg

Projet en commun de deux amis réalisateurs, Tarantino et Rodriguez, Grindhouse est un hommage aux films que l’on pouvait voir aux USA, films considérés la plupart du temps comme mauvais de part la qualité de l’image comme le scénario et les acteurs…

bscap0016.jpgbscap00121.jpg

Si Grindhouse se divise en deux segments « Planet terror » et « Death proof », ils apportent chacun leur dose d’originalité et sont complètements différents.

bscap0010.jpgbscap00361.jpg

Planet terror met en scène des zombies, le tout dans un foutoir pas possible, des dialogues à deux balles et du gore à gogo.

bscap0035.jpgbscap0034.jpg

Death proof, quant à lui est plus réaliste et nous conte les mésaventures de plusieurs jeunes femmes confrontées à un tueur psychopathe qui se sert de ces voitures comme engins de mort.

bscap0027.jpgbscap00471.jpg

Si les avis sont pour la plupart positifs en ce qui concerne Planet terror, ils le sont moins envers Death proof. De part ses dialogues interminables, souvent décrits comme inintéressants, Death proof est considéré pour certains comme un pétard mouillé.

bscap00421.jpgbscap00391.jpg

Beaucoup moins gore que l’autre segment de Rodriguez, la seule scène bien dégeue étant celle du décapitage en bon et du forme avec la voiture pilotée par Kurt Russell. Filmée sous plusieurs angles, la scène du carnage (je pèse mes mots) entre les deux voitures est véritablement la plus grande originalité du film.

bscap00491.jpgbscap00481.jpg

Ici en l’occurence il s’agit d’une dodge charger entièrement peinte en noire avec une grosse tête de mort sur le capot, un muscle car comme on les appelle et que j’aimerais bien avoir en ma posséssion.

bscap00601.jpgbscap00591.jpg

La qualité de l’image est volontairement détériorée à certains passages comme le passage en noir et blanc pour donner l’impression de voir un film au budget limité. Malgré tout, on voit bien que ce n’est pas le cas ici mais l’idée est sympa et originale.

bscap00581.jpgbscap0056.jpg

Kurt Russel avec son style NY97, ici en bad guy est excellent. Il interprète un psychopathe qui au volant de sa voiture renforcée comme celles des cascadeurs ou pilote de stock cars perpétue des meurtres pour le moins original. Il se sert de sa voiture comme arme et n’hésite pas à se mettre en danger.

bscap00671.jpgbscap0066.jpg

La scène finale qui montre le duel entre deux voitures américaine de légende à savoir la dodge challenger contre la dodge charger est très bien filmée et offre sa dose d’adrénaline.

bscap0064.jpgbscap00621.jpg

La fin originale m’a bien fait marrer. Voir le cultissime Kurt Russell se faire harceler, maltraiter et casser la gueule par une horde de femmes avides de vengeance est tout bonnement excellent. Rien que pour le voir chialer comme un gosse et devenir la victime et non plus le prédateur en manque d’action forte.

bscap0070.jpgbscap0076.jpg

Le seul bémol, de longues scènes de dialogues souvent inutiles et devenant parfois ennuyeuses. Néanmoins de très bons plans ainsi que la poursuite finale font que l’on passe un bon moment.

bscap0074.jpgbscap00721.jpg

Rose McGowan n’a qu’un petit rôle ici, la vedette étant Kurt Russell. Les cascades sont très réussis, notamment avec la fille sur le capot. Bref là encore, du bon Tarantino mais pas le meilleur. Cependant, Death proof reste à mes yeux une réussite et à voir impérativement pour tous les amateurs du genre.

41.gif

Celticxoan 

35.gif

A L’INTERIEUR

affichealinterieur20061.jpg

A L’INTERIEUR

2006 – France – Horreur/Thriller – 1h20

Réalisation : Julien Maury et Réalisation : Alexandre Bustillo

Avec : Béatrice Dalle (La femme), Alysson Paradis (Sarah), Nathalie Roussel (Louise), François-Régis Marchasson (Jean-Pierre), Jean-Baptiste Tabourin (Matthieu)

Sortie au cinéma en France: le 13 Juin 2007
Sortie dvd : le 20 février 2008

Sypnosis :

Une jeune femme enceinte de son premier enfant perd son mari lors d’un accident de la route. Une douleur insupportable qui s’accroît quand une inconnue tente de s’introduire chez elle, pour lui voler son bébé.

bscap00071.jpgbscap0006.jpg

Distribué dans très peu de salles d’exploitations au cinéma l’année dernière, ceci aura pour conséquence un bien maigre succès, environ 100000 places vendues seulement. La faute à qui ou à quoi, sans doute aux réalisateurs malgrés eux, qui signe ici leur premier long métrage.

bscap0001.jpgbscap0013.jpg

Le cinéma chez nous étant frileux et avant tout une affaire de business, le choix pour la plupart des salles a été vite fait. Mieux valait jouer la carte de la prudence en ne prenant le risque de faire un bide avec un film réalisé par des inconnus dans le monde du septième art, du moins en tant que réalisateurs. Puis le thème et les nombreuses scènes gores n’ont sans doute pas contribué à le rendre populaire.

bscap0017.jpgbscap0020.jpg

Alors qu’en est-il réellement ? Ce film méritait-il une sortie au cinéma plus remarquée ? La réponse est sans nul doute « Oui » mais il est réservé néanmoins à un public averti…

bscap0025.jpgbscap0023.jpg

J’ai pu enfin avoir l’occasion de voir « à l’intérieur » quelques jours avant sa sortie officielle en dvd et je n’ai pas été déçu, mieux, je l’ai dévoré des yeux. La version du film que j’ai vu possède deux pistes sonores : une en français et une autre en anglais avec la possibilité de mettre des sous-titres en français.

bscap0022.jpgbscap00211.jpg

Je ne vois pas trop l’intérêt d’une piste audio en anglais étant donné que le film est français, si ce n’est pour le public anglophone. Un petit détail qui pourrait faire toute la différence à l’étranger et lui permettre de rencontrer un succès bienvenue outre atlantique.

bscap0032.jpgbscap0030.jpg

Je partais pourtant avec des aprioris notamment par la présence de l’actrice Béatrice Dalle que je n’apprécie pas plus que ça et contrairement à ce que je pensais, elle s’en sort à merveille. Bien qu’elle n’aligne pas plus de 10 phrases dans toute la durée du film, elle compense par une gestuelle des plus efficaces.

bscap0042.jpgbscap0040.jpg

Son interprétation est à la hauteur de nos espérances, on sent qu’elle est imprégnée dans son rôle de femme aigri, plongée dans une follie meutrière, vengeresse mais sur le fond terriblement humaine. Alysson Paradis nous offre quant à elle une prestation saisissante de réalisme et troublante de sincérité en tant que victime.

bscap0036.jpgbscap0049.jpg

Ajouter à celà de nombreuses scènes gores, violentes à souhait et un scénario simple, farfelu mais bougrement efficace. La fin surréaliste achève le tout, il aurait été difficile d’en faire autrement si ce n’est un « happy end ».

bscap0047.jpgbscap0045.jpg

Parlons à présent des points négatifs car il y en a. Bien que ces derniers se comptent sur les doigts d’une main et qu’ils se font vite oubliés par le reste du film, ils se font sentir même aussi minimes soient-ils.

bscap0054.jpgbscap0053.jpg

On pourrait reprocher au film son manque de consistance, surtout en ce qui concerne la nature des deux principaux personnages interprétés ici par Béatrice Dalle et Alysson Paradis.

bscap0052.jpgbscap00551.jpg

C’était le choix des réalisateurs qui fut de privilégier les nombreuses scènes gores en mettant de côté l’histoire des principaux protagonistes. Au final, on reste un peu sur notre faim, on aurait aimé en connaitre davantage sur la vie des deux femmes au destin dramatiquement lié.

bscap0068.jpgbscap0059.jpg

La durée du film, moins d’1H15 aurait pu être rallongé d’un bon quart d’heure au profit de dialogues plus intenses et interressants.

bscap0062.jpgbscap0063.jpg

Autre petit détail, les effets spéciaux ne sont pas toujours à la hauteur, comme l’aérosol en feu. Ayant tenté l’expérience gamin, je sais que les enflammation de ce dernier ne donne pas comme ça dans la réalité mais comme je l’ai dit plus haut, ce n’est qu’une broutille. Autrement, dans l’ensemble, les effets spéciaux sont de très bonnes factures, on en redemande…

bscap0073.jpgbscap0069.jpg

Que dire d’autre ? Je le déconseille fortement aux âmes sensibles et aux femmes enceintes car de nombreuses scènes crues pourraient vous toucher et vous provoquer des hauts le coeur. Amateurs de films de genres et plans gores, à l’intérieur est pour vous. Vous savez ce qui vous reste à faire, foncez l’acheter à sa sortie.

bscap0079.jpgbscap0080.jpg

Une chose est sûre, le dvd devrait connaitre un succès nettement supérieur et amplement mérité contrairement à la sortie cinéma boycottée. Gageons que leur prochain film s’il a lieu soit aussi réussi. Le cinéma français n’est pas mort et a encore de beaux jours devant lui…

45.gif

Celticxoan 

45.gif

Le blog de Zombie sur les zombies :

headeressaidiaryofthedeadnew.gif

Le blog de Celticxoan sur les slashers :

headerv13.jpg

The machine girl (gore) :

http://laubedufantastique.unblog.fr/2008/05/31/the-machine-girl/ 

Abandonnée (fantastique) : 

http://laubedufantastique.unblog.fr/2008/05/30/abandonnee/

Primeval (horreur) :

http://laubedufantastique.unblog.fr/2008/05/20/primeval/

Frissons (horreur) :

http://laubedufantastique.unblog.fr/2008/05/20/frissons-1974/

Le cercle infernal (fantastique) :

http://laubedufantastique.unblog.fr/2008/05/20/le-cercle-infernal/

Evil aliens (horreur) :

http://laubedufantastique.unblog.fr/2008/05/20/evil-aliens/

Cemetery gates (horreur) :

http://laubedufantastique.unblog.fr/2008/05/20/cemetery-gates/

Rec (horreur) :

http://laubedufantastique.unblog.fr/2008/05/19/rec/

L’orphelinat (fantastique) :

http://laubedufantastique.unblog.fr/2008/05/19/lorphelinat/

Doomsday (fantastique) : 

http://laubedufantastique.unblog.fr/2008/05/20/doomsday/

The cottage (horreur) :

http://laubedufantastique.unblog.fr/2008/05/20/the-cottage/

Grindhouse : Death proof (horreur) :

http://laubedufantastique.unblog.fr/2008/05/19/grindhouse-death-proof/

A l’intérieur (horreur) :

http://laubedufantastique.unblog.fr/2008/05/19/a-linterieur/

L’antre de la folie (fantastisque) :

http://laubedufantastique.unblog.fr/2008/05/18/lantre-de-la-folie/

Frontière(s) (horreur) :

http://laubedufantastique.unblog.fr/2008/05/18/frontieres/

FRONTIERE(S)

frontires.jpg

FRONTIERE(S)

2006 – France/Suisse – Horreur/Thriller – 1h48

Réalisation : Xavier Gens

Avec : Karina Testa (Alex), Samuel Le Bihan (Goetz), Estelle Lefébure (Gilberte), Aurélien Wiik (Alex), David Saracino (Tom)

Sortie France: 23 Janvier 2008

Sypnosis :

Alors que l’extrême droite est sur le point d’arriver au pouvoir, de jeunes banlieusards commettent un braquage. Poursuivis par des flics hargneux, les membres de la bande dépassent la « frontière » de leur propre violence. Ils s’enfuient en voiture et débarquent dans une auberge perdue en pleine forêt, à la limite de la « frontière » luxembourgeoise.

Les tenanciers de cet étrange établissement, accueillants dans un premier temps, vont peu à peu montrer leurs vrais visages : celui de la folie et de la mort ! Crochets de boucher purificateurs, porcs agressifs, coups de flingue mal placés, armes blanches aiguisées à l’extrême, cannibalisme déjanté, néo-nazi sur le retour : les potes vont devoir affronter la douleur absolue et dépasser la « frontière » de l’horreur la plus extrême. Tout ça dans un seul et unique but : survivre. Ou mourir vite !

bscap0000.jpgbscap0008.jpg

Depuis le temps que je voulais le voir, ma déception n’est que plus grande… Après avoir visionné le film, je trouve que Frontière(s) porte bien son nom, à savoir, qu’il n’est ni bon ni mauvais…

bscap0007.jpgbscap0039.jpg

Quand je pense que ce film aurait pu cartonner mais avec tous ces défauts, ça ne sera pas le cas… Dommage car les films français qui donne dans le cinéma d’horreur se font rares.

bscap0029.jpgbscap0021.jpg

Frontière(s) est indéniablement inspiré du film culte « Massacre à la tronçonneuse » mais malheureusement, il n’atteint pas son niveau de par ses erreurs dans le choix scénaristique. C’est un peu un mélange de TCM, Calvaire et la haine.

bscap0012.jpgbscap0058.jpg

En prenant comme base les élections présidentielles et les manifestations violentes qui se sont déroulées dans la rue, Xavier Gens va vite nous faire comprendre que son film emprunte la haine raciste produiguée par le FN.

bscap0055.jpgbscap0048.jpg

Or, cela n’est pas forcément une mauvaise idée de départ mais le problème, c’est la façon dont il l’amène. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce n’est pas toujours des plus fins.

bscap0043.jpgbscap0077.jpg

Déjà, quand on voit les jeunes qui ne sont ni plus ni moins que des racailles qui ont commis un malfait (un hold up ?) se faire massacrer, franchement, on comprend leurs bourreaux et on les applaudiraient presque pour leur bonne action…

bscap0075.jpgbscap0072.jpg

S’il n’y a avait que cela mais non, dans la famille de dérangés, on assiste à un spectacle des plus grotesques avec le père et ses sales manières d’allemands nazis qui veut créer une progéniture pure pour sa succession.

bscap0067.jpgbscap0060.jpg

Là encore, de nombreuses erreurs plombe le film comme la fille qui est choisie pour être la mère porteuse. Cette dernière enceinte de plusieurs mois est arabe et a les cheveux noirs or le père veut une race supérieure soit des enfants blancs et blonds…

bscap0083.jpgbscap0100.jpg

Je pense notamment à la scène où cette même fille se fait couper les cheveux car « Le père » n’aime pas les cheveux noirs qui sont longs or celle qui la scalpe a elle même les cheveux noirs et longs…

bscap0096.jpgbscap0085.jpg

Ne parlons des invraisemblances comme un jeune qui se prend « x » coups de masse dans le dos au niveau de la colonne et réussit quand même à se lever et marcher sans souffrir le martyr…

bscap0084.jpgbscap0107.jpg

A cause de ces nombreux défauts trop pesants dans l’intrigue, on assiste à un spectacle pas toujours des plus convaincants. Reste quelques scènes gores bienvenue et une première partie plutôt sympa dans l’ensemble si l’on fait abstraction de tout ce que j’ai cité plus haut.

bscap0106.jpgbscap0103.jpg

La fin du film n’est pas mauvaise non plus et j’ai adoré voir Estelle Lefébure se prendre une branlée (quelle mauvaise actrice, d’ailleurs en est-elle une vraiment).

bscap0117.jpgbscap0115.jpg

Samuel Le Bihan offre une prestation de qualité en tueur sanguinaire et le reste du casting n’est pas un mauvais choix non plus en général.

bscap0116.jpgbscap0109.jpg

La photographie est soignée et montre un réel savoir faire. Dommage que tout le reste ne soit pas du même acabit.

bscap0123.jpgbscap0122.jpg

En conclusion, Frontière(s) ne fait pas mieux que les autres productions françaises sorties à ce jour et ne marquera pas les esprits. Cependant, de par ses quelques qualités, il mérite qu’on y jette un oeil en espérant voir sortir dans les années à venir des films plus réussis et aboutis que ce dernier. Amateurs de films gores, ce film est pour vous.

4.gif

Celticxoan 

35.gif

L’ANTRE DE LA FOLIE

large96516.jpg

L’ANTRE DE LA FOLIE

(In the Mouth of Madness)

de John Carpenter (1995 )

Avec Jürgen Prochnow, Sam Neill, David Warner, Charlton Heston, Julie Carmen, John Glover, Frances Bay, Kevin Rushton, Gene Mack, Hayden Christensen.

John Trent marmonne une histoire invraisemblable et surnaturelle au fond d’une cellule d’hôpital psychiatrique. Détective travaillant pour une compagnie d’assurance, il avait été chargé par la maison d’édition Arcane de retrouver la trace du maître de l’horreur, Sutter Cane. Sa quête le mènera vers l’effroi et la folie.

large96505.jpg

L’ANTRE DE LA FOLIE marque le retour de John Carpenter au premier plan parmi l’élite des réalisateurs du genre. Après une série de film bien que très correct dans l’ensemble, depuis THE THING il n’avait plus atteint pareil niveau. Car ce film est tout simplement un nouveau chef d’oeuvre a mettre a l’actif de Big John !

large96511.jpg

En nous racontant l’histoire de John Trent, il nous emmène avec lui au bout d’un véritable cauchemar, tant visuel que sensoriel, maîtrisant chaque aspect de son métrage de façon magistrale. Mais ce qui frappe le plus, c’est qu’il réussi l’exploit de nous plonger dans l’univers de H.P. Lovecraft sans que son film ne soit une adaptation d’une des oeuvres de cet écrivain. Jusqu’à ce film d’autres réalisateurs (Stuart Gordon par exemple) avaient tenté le presque impossible exploit d’adapter ces oeuvres sur pellicule mais sans jamais vraiment y parvenir…. John Carpenter donne vie a ce fameux  » indiscible » tant redouté dans les romans du maître de Providence de façon crédible.

large96509.jpg

En tirant le meilleur parti du scénario très référencé de Michael DeLuca, John Carpenter construit son film en deux parties assez distinctes reliées entre elles part son personnage principal et ses premiers contacts avec l’univers de Sutter Cane (visons horribles, cauchemars ou agression d’un « converti »).Ainsi après une première partie très classique mais brillamment mise en image, il nous délivre une seconde très Lovercraftienne dans l’esprit et dans le sentiment de terreur qui y règne.

large96508.jpg

Collant a la progression de l’enquête, progressivement John Carpenter nous emmène vers un monde ou la réalité et ses certitudes se font de plus en plus incertaines, jusqu’à devenir une anormalité dans la ville de Hobb’s End (nom emprunté à la station de métro où échoue un extraterrestre dans « Les monstres de l’espace »). Dès l’arrivée dans la ville ou se cache Sutter Cane, le film plonge corps et âme dans un univers cauchemardesque, de la réception de l’hôtel et sa gérante quelque peu déviante a l’église maudite où des entités « innomables » attendent leur heure pour détruire l’humanité, chaque lieu et son occupant déforme la perception de la réalité pour asseoir un nouvel ordre malsain et plus qu’inquiétant.

large96507.jpg

Un film parsemé de vison purement hallucinante et malsaine, s’achevant sur un terrible mais magnifique constat, ou la folie et la normalité se sont inversées sous le regard dément de John Trent.Les acteurs sont tous excellents avec principalement Sam Neil (en détective schizophrène sombrant dans la folie) et Jürgen Prochnow (en nouveau messie d’un ordre déviant) comme acteurs principaux.
Les effets spéciaux sont très réussis par leur finesse et leur justesse (les habitants de Hobb’s End dont des enfants pour le moins inquiétants, l’église) même si les monstres venant envahisseurs sont quelqurs peut datés, la mise en scène de Carpenter réussi a les rendre plutôt crédibles.

large96513.jpg

Pour la petite histoire John Carpenter décrit lui-même son film (sorti en 1995) comme le chapitre final d’une « trilogie de l’apocalypse » commencé en 1982 avec The Thing et continué dans Le Prince des Ténèbres en 1987.

large96506.jpg

 

Au final, une oeuvre plus profonde et plus référencée qu’il n’y parait, faisant de cette intrusion du maître du cinéma horrifique dans celui du prince des romans, une formidable réussite et jusqu’à présent la seule rendant un réel hommage a H.P. Lovecraft.Un vrai film d’horreur au sens le plus noble du terme qui assoit définitivement John Carpenter au sommet de la hiérarchie du genre.

 

4536ce3f.gif

Bonjour tout le monde !

Bienvenue sur le blog de « L’aube du fantastique ». Celui est né de la passion partagée entre deux amateurs du 7 ème art et plus particulièrement le genre fantastique, voir horreur,   »Zombie » et « Celticxoan ». Nous partagerons notre passion avec vous au travers de chroniques de films, qu’ils s’agissent de classique du genre ou pas. Nous gérons également chacun de notre côté un blog qui a pour thème en ce qui me concerne « les zombies » et pour celui de Celticxoan ‘les slashers ». Les noms sont respectivements les suivants : « Zombie of the dead » et « Bloody slahers ». Vous trouverez les liens de ces derniers dans la partie « Liens ». N’hésitez pas à poster des commentaires sur les articles postés ou sur le blog en général. Ceux-ci seront lus attentivement et nous tâcherons d’y répondre si besoin est. En vous souhaitant une bonne visite, nous vous disons à très bientôt…

 Zombie et Celticxoan


1234


CINOP' 6 |
balade en terre du mileu |
coconutsland |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | kelhorreur
| sslstreaming
| celine fait son cinema